Papandréou appelle à l'application des décisions européennes face à la crise

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Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a appelé vendredi à l'application "à temps" et d'une façon "efficace" des décisions prises le 21 juillet lors du sommet de la zone euro afin de faire face "à la crise de la dette de la zone euro".

Dans une lettre adressée au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, M. Papandréou souligne que ces décisions prises par les dirigeants des pays membres de la zone euro doivent "être mises en route maintenant et adoptées par les parlements nationaux là où cela est nécessaire".

"Si les décisions prises sont appliquées à temps et d'une manière efficace, nous serons équipés de tous les outils institutionnels et économiques adéquats pour faire face rapidement à la crise de la dette publique de la zone euro", écrit M. Papandréou.

M. Papandréou a souligné la nécessité de continuer "les efforts afin de renforcer les institutions européennes pour qu'on soit devant les évolutions et ne pas les suivre".

La lettre du Premier ministre grec est une réponse au courrier adressé mercredi par M. Barroso aux dirigeants de l'Union monétaire, selon un communiqué des services de M. Papandréou.

Le président de la Commission européenne a prôné dans ce courrier aux dirigeants européens une réévaluation des capacités du Fonds de soutien européen, déclarant que la crise de la dette s'étend au-delà des pays fragiles de la zone euro.

Le 21 juillet à Bruxelles, les dirigeants de la zone euro ont décidé d'accorder à la Grèce une deuxième aide de près de 160 milliards d'euros en vue de réduire la dette grecque et empêcher l'expansion de la crise de la dette qui menace les autres pays de la zone euro.

Cette aide comprendrait une contribution sur une base volontaire du secteur privé à hauteur de 54 milliards d'euros sur trois ans via notamment un mécanisme dit de "rollover", et 135 milliards d'euros sur dix ans.

Mais ce mécanisme devrait entraîner une perte de 21% pour les créanciers privés (banques, fond d'assurance) de la valeur des titres, selon les estimations, ce qui menace de classer la Grèce dans la catégorie de défaut partiel par les agences de notation.