Les Bourses mondiales dans la tourmente

FINANCE Le CAC 40 devrait ouvrir en forte baisse...

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La Bourse de New York le 4 août 2011.
La Bourse de New York le 4 août 2011. — Jin Lee/AP/SIPA

La Bourse de Paris devrait ouvrir en forte baisse vendredi, dans le sillage des places asiatiques. Aucune nouvelle ne semble en mesure de sortir les marchés de leur profonde déprime, avant les très attendus chiffres de l'emploi américain.

CAC 40

Le contrat à terme sur le CAC 40 perdait 2,09% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. La veille, l'indice parisien a lâché 3,90% à 3.320,35 points, au plus bas depuis juillet 2009 et alignant une neuvième séance de baisse consécutive, séquence inédite depuis septembre 2002. Le volume d'échanges, très nourri, a dépassé les 6 milliards d'euros.

Un vent de panique souffle depuis la veille sur les marchés, toutes les Bourses mondiales connaissant un plongeon spectaculaire, en raison de craintes exacerbée quant à la santé de l'économie mondiale.

Le discours très volontariste de la Banque centrale européenne (BCE), qui a décidé de racheter de la dette sur les marchés, n'a en rien enrayé la chute des marchés.

Wall Street a dégringolé jeudi, à l'image des places européennes avant elle. Le Dow Jones a perdu 4,31% pour retrouver son niveau de décembre, et le Nasdaq 5,08%. Vendredi matin, ce sont les marchés asiatiques qui imitaient l'Europe et les Etats-Unis, la Bourse de Tokyo perdant par exemple 3,72%.

Marchés boursiers

Les marchés boursiers sont «dans un état de panique absolue» et «ils ne bénéficient de quasiment aucun soutien, même si les actions valent désormais très peu cher», souligne Cameron Peacock, analyste chez IG Markets.

L'agenda de la séance de vendredi sera dominé par la publication des chiffres de l'emploi américain pour juillet à 14h30, au moment où une série d'indicateurs décevants ont rappelé aux marchés l'apathie de la croissance du pays, première économie mondiale.

«Les marchés essaieront de voir si une lueur d'espoir peut sortir de ces chiffres, permettant de remonter la pente», indique l'analyste. Selon des chiffres publiés mercredi, le secteur privé américain a créé 114.000 emplois en juillet, soit plus qu'attendu par les analystes.

Les investisseurs suivront également de près l'évolution du marché obligataire, peu rassuré la veille par les mesures mises en place par la BCE pour apaiser les tensions en zone euro.

Le président français Nicolas Sarkozy s'est d'ailleurs entretenu avec le patron de la BCE Jean-Claude Trichet mercredi et jeudi de la situation dans la zone euro, et aura vendredi au téléphone la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.