Les tarifs d'assurance vont grimper en 2012

M.B.

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 Illustration chèque
 Illustration chèque — AVANTIS STOCK/SIPA

Une concurrence exacerbée avec à la clé une hausse importante des prix. C’est le paradoxe des assureurs. Les acteurs n’ont jamais été aussi nombreux sur le marché pourtant, les assurés devront payer davantage pour se protéger, d’après les analystes.

Jusqu’à 10% de hausse dans la santé

Cyrille Chartier-Kastler du cabinet de conseil Facts&Figures prévoit ainsi pour 2012 une hausse de 3% pour l'assurance auto, de 5 à 7% pour l’habitation, de 5 % pour la santé individuelle, et de 8 à 10% pour la santé collective. C’est à la fin de l’année que les assureurs arrêteront leur décision. Cette année, ils n’avaient pas hésité à relever en moyenne leurs tarifs de 2% pour l’automobile, de 7% pour la santé et de 8% pour l’habitation.

Des augmentations justifiées

La perspective d’une nouvelle augmentation généralisée ne surprend pourtant pas Cyrille Chartier-Kastler. «On est sur un marché hyper concurrentiel et saturé, et face à cette compétition très forte, les baisses de tarifs pratiquées par les assureurs ont parfois été faite de manière trop importante et indifférenciée. Ça a donc conduit à la situation actuelle du marché des dommages aux particuliers, qui n’est pas bonne techniquement pour les assureurs. Le secteur de l’assurance n’a pas répercuté en une fois les hausses de tarifs qui auraient été nécessaires. Donc on devrait effectivement avoir plusieurs années de rattrapage», a-t-il expliqué vendredi sur les ondes de RMC.

Stanislas Di Vittorio, d'Assurland, un site de comparateur de prix d'assurance, anticipe lui aussi des hausses de prix. «Le ministère des finances a regardé les charges des assureurs et a jugé que les augmentations de prix n’étaient pas dans un but de faire plus de marge, mais correspondaient bien à une augmentation des coûts. Catastrophes naturelles [tempête Xynthia, inondations dans le Var…], vieillissement de la population française, améliorations des technologies médicales… pour chaque branche, ce sont des raisons différentes, mais réelles et pas abusives», a-t-il souligné toujours sur RMC.