Niches fiscales: Nicolas Sarkozy ne supprimera pas celles en faveur de l'emploi

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Nicolas Sarkozy s'est félicité jeudi à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse) d'avoir «supprimé la totalité des charges sur les (travailleurs) saisonniers», et indiqué ne pas avoir «du tout l'intention» de supprimer «les niches fiscales au service de l'emploi».

Niches fiscales

Interrogé lors d'une table-ronde avec des professionnels de la filière viticole sur le coût du travail, le chef de l'Etat a rappelé avoir «supprimé la totalité des charges sur les (travailleurs) saisonniers», et souligné ne pas avoir l'intention de revenir sur cette mesure prise en 2010.

«Ca représente pour le budget de l'Etat 700 millions d'euros de dépenses» mais «c'était notre devoir de le faire», a-t-il dit.

Selon Nicolas Sarkozy, «ce qu'on doit supprimer, c'est les niches fiscales inutiles». Mais «les niches au service de l'emploi, celles-là je n'ai pas du tout l'intention de les supprimer».

700 millions d'euros

«Ces 700 millions d'euros qui permettent à un exploitant agricole ou à un éleveur du centre de la France, ou à un producteur laitier, d'être à peu près à égalité de concurrence avec nos amis allemands en ramenant le coût horaire de 12,39 euros aux alentours de 10, ça c'est un vrai coup de main», a-t-il noté.

Pressé par ses interlocuteurs d'agir de même sur les emplois permanents, Nicolas Sarkozy a assuré que le gouvernement ferait «quelque chose, en accord avec la réglementation européenne».

Mardi, lors d'une table-ronde à Agde (Hérault) sur le tourisme, il avait relevé qu'il n'était «pas question de revenir» sur la TVA à 5,5% dans la restauration, mesure prise il y a deux ans et qui a «produit des effets».

A la fin mars, le secteur des hôtels et restaurants comptait 44.600 salariés de plus qu'au 30 juin 2009, veille de l'entrée en vigueur de la TVA à taux réduit, à 5,5% au lieu de 19,6% (sauf pour les alcools). Son coût pour les finances publiques est estimé à 2,4 milliards d'euros par an.