Plan de sauvetage de la Grèce: D'où viennent les 158 milliards d'euros?

CRISE Une aide financière a été débloquée jeudi soir par les dirigeants de la zone euro...

E.M.
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Les drapeaux de l'Union européenne et de la Grèce près du Parthénon (Athènes) en juillet 2011.
Les drapeaux de l'Union européenne et de la Grèce près du Parthénon (Athènes) en juillet 2011. — Petros Giannakouris/AP/SIPA

Les dirigeants de la zone euro se sont mis d’accord jeudi soir sur un second plan de sauvetage de 158 milliards d’euros pour sortir la Grèce de la crise.

L’objectif: alléger le fardeau de sa dette de 12% du PIB d’ici à 2019 et éviter la contagion à d’autres pays fragiles.

Ce plan sera financé à la fois par les pays européens et les institutions financière. 20Minutes fait le point sur la répartition de l’effort.

Les banques : 49 milliards d’euros d’ici à 2014

Comme le souhaitait l’Allemagne, le secteur financier va participer à ce second plan de sauvetage. Il s’est engagé sur une enveloppe de 49 milliards d’euros d’ici à 2014. En trente ans, l’effort sera de 135 milliards d’euros.

Sur les 49 milliards d’euros, 75% de la somme viendra d'une contribution volontaire des banques créancières, sous la forme d'une baisse des taux d’intérêt pour les futurs emprunts. Les taux demandés seront désormais de 4,5% sur trente ans. Actuellement, ils peuvent atteindre jusqu’à 10%.

Près de 12 milliards d’euros vont par ailleurs être dégagés grâce à un rachat de dettes sur le marché avec une décote de la valeur de leur prêt.

Concrètement, les banques vont revendre certains de leurs prêts contre des prêts avec une maturité de 30 ans. Elles pourront sinon accepter une décote de leur prêt pour les échanger contre des instruments financiers sur 15 ans.

Les pays européens: 109 milliards d'euros

Mis en place l’année dernière, le Fonds européens de stabilité financière (FESF) va faire de nouveaux prêts à la Grèce pour un montant global de 109 milliards d’euros.

Le FESF va doubler la maturité des prêts accordés à la Grèce, pour les anciens comme les nouveaux. Les taux d’intérêt seront aussi abaissés, de  5% à 3,5%.

L'Irlande et le Portugal, qui ont accepté une plan de sauvetage de l’UE, bénéficieront du même traitement.