Crise de la dette: Sommet de la zone euro le 21 juillet

ÉCONOMIE u'une date soit fixée pourrait signifier que les pays européens sont proches d'un accord...

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"Nous devons tous travailler de concert afin de permettre à la zone euro de survivre. Car si la zone euro ne survit pas, l'Union européenne ne survivra pas non plus", n'a pas hésité à dire mardi le président de l'UE Herman Van Rompuy, sans faire toutefois directement référence à la situation actuelle.
"Nous devons tous travailler de concert afin de permettre à la zone euro de survivre. Car si la zone euro ne survit pas, l'Union européenne ne survivra pas non plus", n'a pas hésité à dire mardi le président de l'UE Herman Van Rompuy, sans faire toutefois directement référence à la situation actuelle. — Georges Gobet AFP/Archives

Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy a annoncé vendredi avoir convoqué un sommet extraordinaire des dirigeants des pays de la zone euro pour le 21 juillet sur la crise de la dette et l'aide à la Grèce.

«J'ai décidé de convoquer une réunion des dirigeants des Etats de la zone euro jeudi 21 juillet à 12H00 (10H00 GMT) à Bruxelles», a-t-il indiqué sur son site de messageries twitter. «Notre ordre du jour sera la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et le futur financement du programme (d'aide) grec», a-t-il précisé.

«J'ai demandé notamment aux ministères des Finances (de l'Union monétaire) de faire avancer le travail préparatoire» sur ces points, a ajouté M. Van Rompuy.

Proche d'un accord?

Le fait que le président de l'UE fixe une date pour la réunion signifie toutefois que les pays de la zone euro sont proches d'un accord pour surmonter leurs divergences sur le sujet à l'origine de la récente poussée de fièvre: la mise au point d'un deuxième programme de prêts promis à Athènes pour mettre le pays à l'abri jusqu'à mi-2014, au moins, et la manière d'y faire participer les créanciers privés du pays.

Vendredi, le gouvernement allemand a encore insisté sur la nécessité de parvenir à une solution sur ce point avant d'envisager une réunion au plus haut niveau.

«Ce n'est pas une rencontre en soi qui aidera la Grèce, c'est un nouveau programme», a indiqué à Berlin le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel, Steffen Seibert.

«Une réunion n'aura lieu que si "elle fait sens, et est nécessaire», a-t-il ajouté.

L'Europe a promis un deuxième plan d'aide à la Grèce, après un premier de 110 milliards d'euros de prêts décidé en 2010 par l'UE et le Fonds monétaire international, mais qui ne suffit déjà plus à éviter la faillite du pays.