Dette, croissance, emploi: Christine Lagarde fixe les priorités du FMI

ECONOMIE Elle vient de prendre officiellement les rênes de l'institution...

E.M.
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La directrice du FMI, Christine Lagarde, lors d'une conférence de presse à Washington le 6 juillet 2011.
La directrice du FMI, Christine Lagarde, lors d'une conférence de presse à Washington le 6 juillet 2011. — Susan Walsh/AP/SIPA

Christine Lagarde a fait ce mercredi sa première conférence de presse en tant que directrice du FMI. L’occasion pour elle de détailler ses priorités à la tête de l’institution.

Et point de surprises: elle souhaite poursuivre les chantiers entamés par son prédécesseur, Dominique Strauss-Kahn.

Crise de la dette

L’ancienne ministre de l’Economie veut avant tout mettre fin à la crise de la dette. «Le problème de la dette souveraine concerne tous les pays avancés, même si l'accent est mis sur la zone euro et la Grèce en particulier», a-t-elle rappelé.

Elle a annoncé une réunion du FMI vendredi pour discuter de la nouvelle tranche d’aide à la Grèce qui doit être débloquée rapidement pour lui éviter de faire faillite.

L’institution doit réfléchir à un second plan de sauvetage pour le pays mais aussi peut-être à moyen terme pour le Portugal et l’Irlande.

Croissance

Autre chantier prioritaire: le risque de surchauffe de l’économie et l’inflation dans les pays émergents. «Lorsque nous étudions nos prévisions de croissance pour 2011, 2012, nous sommes clairement dans un rebond, et les choses s'améliorent et vont mieux, comparées à la situation de 2009, au plus fort de la crise», s’est réjouie Christine Lagarde.

Mais la directrice du Fonds estime que la reprise est trop  «déséquilibrée» entre la forte croissance dans les pays émergents et la faible activité dans les économies développées.

L’emploi

Christine Lagarde souhaite enfin s’attaquer au problème de l’emploi. «Le chômage est encore élevé dans de nombreux endroits et par conséquent, il reste beaucoup à faire», a-t-elle affirmé.

Dominique Strauss-Kahn en avait fait l’une de ses priorités en lançant l’année dernière une collaboration entre le FMI et l'Organisation internationale du Travail.