Dexia prête à participer au deuxième plan de sauvetage pour la Grèce

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La banque franco-belge Dexia est prête "à certaines conditions" à participer au deuxième plan de sauvetage en préparation pour la Grèce, incapable de faire face au remboursement de son énorme dette, selon des propos de son patron rapportés mardi dans la presse belge.

Pierre Mariani se dit "ouvert à participer au programme à certaines conditions: laisser le temps à la Grèce d'instaurer ses mesures et avoir un traitement comptable et réglementaire ad hoc", indique le journal L'Echo.

Athènes, qui avait déjà bénéficié l'an dernier d'un premier plan de sauvetage international de 110 milliards d'euros sur trois ans, a demandé un deuxième plan, qui devrait représenter un montant similaire, pour tenir jusque fin 2014.

Ses modalités sont en train d'être discutées au niveau européen, et en particulier le point le plus sensible, la manière de faire participer les banques et autres créanciers privés de la Grèce, sur une base volontaire et sans que cela soit interprété par le marché comme un défaut de paiement.

Avant Dexia, la première banque italienne Unicredit avait déjà dit vouloir participer au plan d'aide à la Grèce.

"J'espère une solution pour les prochaines semaines mais je ne crois pas qu'elle sera possible pour le 11 juillet prochain", a estimé Pierre Mariani.

Le 11 juillet se tient à Bruxelles une réunion des ministres des Finances de la zone euro. Ils devraient discuter du deuxième plan grec, mais ses modalités seront seulement déterminées "dans les prochaines semaines", avaient-ils indiqué après une première téléconférence samedi. Le ministre allemand Wolfgang Schäuble avait même évoqué un accord seulement à l'automne.

L'agence de notation financière Standard and Poor's a également compliqué la tâche des Européens en estimant lundi que le scénario français qui sert jusqu'ici de base aux discussions sur l'implication des créanciers privés "conduirait probablement à un défaut de paiement".