Le bol breton craint la casse

Thibaut Schepman

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L'avenir des bols bretons se joue cette semaine. Le tribunal de commerce de Quimper étudie depuis lundi les dossiers de trois repreneurs possibles pour les faïenceries HB Henriot, célèbres pour leurs bols de petits déjeuners aux prénoms calligraphiés.

En redressement depuis le 4 février 2011, cette entreprise emblématique de la région, qui compte 49 salariés, est menacée de liquidation. La décision du tribunal est attendue jeudi.

Fondées en 1690, les faïenceries Henriot ont compté dans les années 1930 et 1940 plusieurs centaines d'employés. Ces dernières années, elles ont subi la concurrence de produits industriels, notamment chinois, où la peinture à la main a été remplacée par des décalcomanies. Ramenées à la vigueur par un Américain dans les années 1980 après un premier dépôt de bilan, l'entreprise connaît depuis de nouvelles difficultés.