Présidentielle 2012: L'UMP réfléchit à une hausse de la TVA

ECONOMIE Le parti majoritaire travaille sur le projet économique du futur candidat...

E.M.

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Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde sur l'éducation à Plaisir, dans les Yvelines, le 23 juin 2011.
Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde sur l'éducation à Plaisir, dans les Yvelines, le 23 juin 2011. — AFP PHOTO/PHILIPPE WOJAZER

A quelques mois de l’élection présidentielle, l’UMP réfléchit au programme économique de son futur candidat, Nicolas Sarkozy. Un groupe d'experts, composé de hauts fonctionnaires et d’économistes, doit remettre un rapport avant l’été à Bruno Le Maire, en charge du projet pour le parti majoritaire. 

Et il recommande, entre autre, une augmentation de la TVA, selon un premier document de travail que s’est procuré Le Figaro.

Hausse de la TVA

Comme durant tout le quinquennat, l’UMP refuse une hausse des prélèvements obligatoires. Le groupe d’expert préconise cependant un système fiscal mieux «adapté» pour renforcer la compétitivité et la croissance.

Pour ce faire, le document de travail envisage une baisse des cotisations sociales sur le travail et une hausse de la TVA.

Cette augmentation pourrait prendre plusieurs formes: un relèvement général des taux de cinq points, l'instauration d'un taux intermédiaire, à 8% par exemple, pour tous les biens et services aujourd'hui à 5,5%; ou la création d'un taux majoré pour certains produits de luxe (voitures haut de gamme, certains bijoux, chevaux, tabac, etc.).

Cette mesure «serait symbolique pour beaucoup de Français et permettrait de développer un discours sur la justice fiscale», selon les experts cités dans l’article.

Impôts directs

Côté prélèvements fiscaux, le document évoque «des mesures d'équité» et «une contribution de tous». Les experts de l’UMP souhaitent notamment un impôt minimal payé par l’ensemble des ménages. Et la possibilité pour les contribuables de «décider de l'affectation d'une fraction de leur imposition», par exemple à des associations.

L’UMP planche également sur des mesures antidélocalisations et un rééquilibrage entre petites et grandes entreprises de l'impôt sur les sociétés.

Le groupe de travail ne prévoit pas cependant de grand soir sur les niches fiscales pour 2012. Il préconise seulement de continuer le toilettage commencé l’année dernière par le gouvernement.