Comment les jeux sur réseaux sociaux rapportent-ils autant d'argent?

ÉCONOMIE es petits objets virtuels rapportent gros...

Thibaut Schepman

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Capture d'écran du jeux FarmVille sur Facebok le 30 juin 2011.
Capture d'écran du jeux FarmVille sur Facebok le 30 juin 2011. — DR

Peut-être y avez vous déjà planté des carottes, ou même combattu vos amis au pistolet. La quarantaine de jeux pour réseaux sociaux de Zynga attire plus de 215 millions de joueurs chaque mois.  Cette entreprise américaine, leader mondial du secteur, devrait faire ce mercredi son entrée en Bourse, portant sa valorisation a 20 milliards de dollars.

Accro

Comment ces petits jeux sociaux et gratuits rapportent-ils autant? Tout simplement parce qu’ils rendent accro. Pour que vos plantations se portent bien sur « FarmVille », ou pour être sûr de ne pas être trahis par vos amis sur «Mafia Wars», vous avez intérêt à vous connecter régulièrement, par le biais des réseaux sociaux ou de votre smartphone. De quoi assurer une audience et des revenus publicitaires réguliers à ces jeux.

Mais le secret de la rentabilité n’est pas là. Pour booster votre production de tomates virtuelle, ou pour disposer d’un bouclier magique, vous pouvez acheter de petits objets virtuels. Entre 3% et 5% des joueurs décident de payer quelques euros pour doper leurs performances dans ces jeux gratuits. Or ces achats pèsent énormément, et représentent aujourd’hui plus de 80% du chiffre d’affaires du groupe, selon une étude du journal Les Echos.

A l’heure de cette introduction en Bourse, le modèle économique de Zynga est toutefois remis en cause. Facebook, principal accès des joueurs, va mettre en place une seule et unique monnaie permettant d’acheter des biens virtuels à partir du premier juillet… Et taxer 30% des transactions. En échange, Zynga a pu négocier des retombées publicitaires plus importantes. Mais va tout de même profiter de son introduction en Bourse pour lever des fonds, plus de 1,5 milliards d’euros, pour augmenter ses capacités.