PSA: L'usine d'Aulnay produira encore des C3 en 2014 assure Philippe Varin

E.M. avec Reuters
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L'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, qui fait l'objet de rumeurs de fermeture, produira encore des C3 en 2014 mais la compétitivité des sites français sur le segment des citadines reste un problème, a déclaré mercredi le président du directoire du constructeur.

Fermeture d'usines

Selon un document interne révélé au début du mois par la CGT, PSA Peugeot Citroën préparerait le délestage de son site de Seine-Saint-Denis au profit de l'usine de Poissy (Yvelines), en vue d'une fermeture après 2014. La direction a qualifié ce document de «caduc».

«J'ai indiqué que nos plans actuels, c'est un des points qui m'a été demandé, c'est de dire qu'en 2014, dans nos plans, Aulnay produit des C3», a déclaré Philippe Varin au cours d'un déjeuner à l'Automobile Club de France sur le thème de la mobilité de demain.
                                   
Il n'a pas précisé en revanche combien de voitures le site produirait à cet horizon, ni quelles sont les perspectives de l'usine au-delà.

Délocalisations

«Clairement, si l'on regarde un modèle du segment B que l'on fabrique en France aujourd'hui, si on regarde son coût de revient comparé à un coût de revient équivalent dans l'Est de l'Europe ou en Turquie, on a un écart d'une dizaine de pourcents, c'est donc quelque chose d'extrêmement significatif», a poursuivi Philippe Varin.
                                   
Il est important que nous trouvions des solutions appropriées (...) on ne va pas forcément trouver des solutions miracles, mais nous avons aussi dit que sur Aulnay il n'y avait pas d'urgence, il n'y avait pas de question d'actualité.»

Japon

Philippe Varin a confirmé par ailleurs que les problèmes d'approvisionnement en composants japonais, provoqués par le séisme et la catastrophe nucléaire qui ont frappé l'archipel au début de l'année, auraient un impact de 150 millions d'euros sur les semestriels du groupe, dont la publication est prévue fin juillet.
                                   
«Les choses rentrent progressivement dans l'ordre, s'il y avait eu de grands bouleversements, on vous l'aurait dit», a-t-il ajouté.
                                   
Renault avait prévenu début mai que la désorganisation de la filière automobile nippone, spécialisée dans la sous-traitance électronique, aurait des retombées générales sur la production vers le milieu de l'année. PSA a connu en avril une semaine de baisse de production dans plusieurs de ses usines européennes à la suite d'un risque de pénurie sur un composant de moteur diesel importé du Japon.