La France espère exporter le Rafale prochainement assure François Fillon

E.M. avec Reuters

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La France espère exporter le Rafale d'ici quelques semaines ou quelques mois, a déclaré jeudi le Premier ministre François Fillon, tout en reconnaissant que le haut niveau de technologie de l'avion de combat de Dassault Aviation rendait la tâche ardue.

Le Rafale de Dassault

L'Inde a retenu fin avril le Rafale et le Typhoon du consortium européen Eurofighter pour un contrat de 126 avions de combat d'un montant total de 11 milliards de dollars (7,7 milliards d'euros).
                                   
Au Brésil, à qui la France espère vendre 36 Rafale, l'arrivée à la présidence du pays de Dilma Rousseff début 2011 a probablement repoussé la décision à l'an prochain, tandis que des négociations sont également en cours avec les Emirats arabes unis.
                                   
«Nous faisons tous nos efforts pour aider Dassault Aviation à commercialiser cet avion, c'est évidemment difficile car c'est un avion d'un très haut niveau de technologie», a dit François Fillon lors d'un point presse au salon aéronautique du Bourget après l'avoir visité.

Investissements

L'investissement financier et technologique nécessaire pour la mise en oeuvre du système d'armes du Rafale «est réservé à quelques pays qui ont les moyens», a-t-il observé, citant égalemement la compétition «extrêmement rude» avec les Etats-Unis.
                                   
«Nous ne dissimulons aucune de ces difficultés, mais les discussions que nous avons engagées avec plusieurs pays sont toujours en cours et nous avons bon espoir de pouvoir réussir à exporter le Rafale dans un de ces pays dans les prochaines semaines ou les prochains mois», a expliqué François Fillon.
                                   
Le PDG de Dassault Aviation s'est refusé à tout commentaire sur l'avancée des négociations. «Je ne donne jamais de nouvelles tant qu'elles ne sont pas fermes et sûres», a affirmé à Reuters Charles Edelstenne. «Le jour où il y aura des nouvelles on le fera savoir, pour le moment on est dans la soute et on rame».