Les riches étrangers de plus en plus nombreux à Londres

E.M. avec Reuters

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Les Britanniques fortunés quittent peu à peu les quartiers londoniens les plus chics, où la relève est assurée par des étrangers encore plus fortunés, selon un étude de la compagnie Savills, spécialisée dans l'immobilier haut de gamme.
                                   
Pour les transactions entre Britanniques, l'offre y est désormais supérieure de 30% à la demande, alors que l'écart était de 7% en 2008. En ce qui concerne les étrangers, la demande dépasse l'offre de 58% en 2011. La différence était de 23% trois ans plus tôt

Immobilier

Les acheteurs étrangers, précise Savills, investissent plus de trois milliards de livres (3,4 milliards d'euros) chaque année et l'essentiel - 2,7 milliards - est consacré à l'acquisition de logements dans des enclaves pour milliardaires telles que Chelsea et Mayfair.
                                   
«L'immobilier londonien est l'un des premiers biens d'exportation», ironise Yolande Barnes, responsable de Savills Research. Les investisseurs étrangers, dit-elle, sont attirés aussi bien par l'effervescence culturelle que par la stabilité financière et politique, en particulier dans le contexte du «printemps arabe» et des crises budgétaires du sud de l'Europe.
                                   
Avec une moyenne de 6,2 millions de livres (7 millions d'euros), les plus gros acheteurs viennent toutefois d'Europe de l'Est et de l'ex-Union soviétique. Ils devancent les investisseurs du Moyen-Orient, dont l'achat moyen est de quatre millions (4,5 millions d'euros).