PSA: Eric Besson juge des fermetures d'usines «inacceptables»

AUTOMOBILE La direction a démenti vouloir fermer deux sites à court terme...

E.M. avec Reuters

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Eric Besson, ministre de l'Industrie et de l'Energie, en visite au premier centre européen de recherche et développement d'Alcatel-Lucent, le 16 mai 2011.
Eric Besson, ministre de l'Industrie et de l'Energie, en visite au premier centre européen de recherche et développement d'Alcatel-Lucent, le 16 mai 2011. — DURAND FLORENCE/SIPA

Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, s'est dit rassuré vendredi quant à l'avenir du site d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) de PSA Peugeot Citroën.

Projet de fermetures

Au lendemain d'une rencontre avec le président du directoire du constructeur automobile français, Philippe Varin, il a confirmé que le projet de réduction des coâts dévoilé jeudi par la CGT était resté au stade du scénario.
                                   
PSA a expliqué jeudi que ce document interne était «caduc» et que la fermeture de l'usine d'Aulnay n'était pas d'actualité.
                                   
«Ce plan aurait été à mes yeux inacceptable et je redis qu'il n'est pas opérationnel», a affirmé Eric Besson sur RTL.
                                   
«C'est resté au stade du document de travail et les faits montrent que ce document n'a pas été mis en oeuvre. Ce n'est pas une suspicion pour l'avenir, c'est déjà une réalité : ce document n'a pas été mis en oeuvre», a-t-il ajouté. 

 

Le directeur industriel de Peugeot, Denis Martin, a assuré jeudi qu'«il n'y a jamais eu de décision de fermeture. Ce sujet n'a même jamais été discuté à la direction générale».

Usines PSA

Le groupe automobile, dont l'Etat n'est pas actionnaire, s'est néanmoins refusé à tout commentaire sur l'avenir de ses sites de production à moyen ou long terme.

Peugeot, comme son concurrent Renault, s'était engagé à ne pas fermer de site de production en France quand, au plus fort de la crise, en 2009, l'Etat avait prêté trois milliards d'euros à chacun d'eux.

Remboursement des prêts

Les deux constructeurs ont fini de rembourser ces prêts fin avril et la question de leurs engagements sur l'emploi et les sites a ressurgi depuis, dans un secteur confronté à des surcapacités chroniques en Europe.
                                   
Eric Besson a souligné que «la recherche de productivité dans l'industrie est constante». «Vous avez toujours des groupes qui disent : si nous devons baisser nos prix de revient, quels sont les scénarios, quelles sont les hypothèses. Mais entre un scénario et une décision opérationnelle, il y a un monde.»
                                   
Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a au contraire exprimé ses craintes vendredi. «Je n'ai pas beaucoup confiance dans ces déclarations parce qu'on observe une vraie transhumance, une migration des sites de production automobiles et des équipementiers de l'ouest de l'Europe vers l'est de l'Europe», a-t-il dit sur LCI.