Sécheresse et canicule: Comment la production électrique passera-t-elle l'été?

ENERGIE La filière se réunit ce jeudi avec le ministre de l'Industrie, Eric Besson...

E.M. avec Reuters
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Pylônes électriques et lignes a très haute tension dans la Sarthe en février 2010.

 
Pylônes électriques et lignes a très haute tension dans la Sarthe en février 2010.   — GILE MICHEL/SIPA

Le ministre de l’Industrie, Eric Besson, réunit jeudi l’ensemble des acteurs de la filière électrique L’objectif est de s’assurer que le réseau fonctionne sans risque face aux aléas climatiques.

Risque faible

Car selon une étude de Réseau de transport d’électricité RTE publiée jeudi, la production française d'électricité pourrait diminuer de près de 10% cet été dans l'hypothèse d'une conjonction entre une vague de chaleur et une persistance de la sécheresse actuelle. 

L'équilibre entre l'offre et la demande d'électricité présente toutefois un risque «faible», conclut le groupe dans son analyse prévisionnelle pour la saison estivale.

«En moyenne, les baisses de production dans le scénario 'Canicule' sont estimées à 11.300 mégawatts (MW)», l'équivalent de la production moyenne de 10 réacteurs nucléaires, explique RTE.

Importations

Pour assurer l'équilibre entre l'offre et la demande, «il pourrait être nécessaire d'importer jusqu'à environ 6.000 MW fin septembre», précise-t-il, soit 50% de plus que durant l'été 2010.

Un tel volume d'importations est «compatible» avec les capacités d'échanges aux frontières, assure-t-il.

La situation pourrait être plus tendue si la conjonction entre sécheresse et canicule touchait simultanément plusieurs pays voisins de la France, explique cependant RTE.

RTE précise qu' «un épisode durable de canicule, caractérisé par des températures supérieures de 7°C aux températures normales, induirait à la fois des baisses de production et un surcroît de consommation».

À l'heure de pointe de la consommation journalière, soit vers 13h00, une élévation d'un degré celsius de la température induit une augmentation de la consommation d'environ 500 MW, qui s'explique par «l'usage croissant des appareils de climatisation et de ventilation durant l'après-midi», selon RTE.