RSA: «Martin Hirsch dit des sottises», estime François Baroin

SOCIAL La convention «justice sociale» de l'UMP a donné lieu à une passe d'armes ce mercredi...

C. F. avec Reuters

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François Baroin, porte-parole du gouvernement et ministre du Budget, lors du compte-rendu du Conseil des ministres le 9 mars 2011 à Paris.
François Baroin, porte-parole du gouvernement et ministre du Budget, lors du compte-rendu du Conseil des ministres le 9 mars 2011 à Paris. — WITT/SIPA

Ambiance autour de la convention «justice sociale» de l’UMP. Elle a donné lieu à des invectives entre Martin Hirsch et François Baroin ce mercredi, quelques heures avant le début de la réunion.

«Martin Hirsch dit des sottises», a lancé le ministre du Budget François Baroin lors du compte rendu du Conseil des ministres. «Il commet une erreur en alignant des contre-vérités.»

«Entourloupe»

Un peu plus tôt, le père du Revenu de solidarité active avait indiqué craindre sur France Info une «entourloupe» et l'utilisation de l'excédent d'un milliard d'euros enregistré par le dispositif de financement du RSA en 2010 à d'autres fins. Entre autres, au financement de la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune.

Le  Fonds national de solidarité active «reçoit l'intégralité de la contribution additionnelle de 1,1% sur les placements du patrimoine», a répliqué le ministre du Budget. «Elle est évaluée à 1,170 milliard d'euros en 2011, 1,2 milliard en 2012 et le Fonds national des solidarités actives utilise cette recette pour financer le RSA activité.» François Baroin a précisé que ces dépenses étaient évaluées à 1,8 milliard d'euro en 2011 et 1,9 milliard en 2012.

«Pas propriétaire» du RSA

«Je renvoie Martin Hirsch a ces chiffres», a-t-il ajouté sans répondre à la question de l'utilisation de l'excédent de 2010. «Ça ne marche pas comme ça, il n'y a pas un fléchage», a simplement affirmé le porte-parole du gouvernement, en estimant que les propos de l’ex-Haut-commissaire aux Solidarités actives constituaient «vraiment une contre-vérité qui n'est pas acceptable». «Si Martin Hirsch a une histoire personnelle et a été un acteur majeur de la mise en oeuvre de ce RSA, a-t-il déclaré, il n'en est pas propriétaire, cela ne l'autorise pas à dire n'importe quoi, n'importe comment dans n'importe quelle circonstance.»