Les six minutes de Martin Hirsch pour défendre le RSA

SOCIAL L'ex-Haut commissaire aux Solidarités actives interviendra ce mercredi lors de la convention UMP pour la «justice sociale»...

C. F.

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Martin Hirsch lors du débat «Poings de vue» produit en partenariat  par le Nouvel Observateur, Opinionway et la Fondation Terra Nova, à la  Bellevilloise, à Paris le 23 février 2011. 
Martin Hirsch lors du débat «Poings de vue» produit en partenariat par le Nouvel Observateur, Opinionway et la Fondation Terra Nova, à la Bellevilloise, à Paris le 23 février 2011.  — PARDESSUS/NOUVELOBS/SIPA

«Six minutes, c'est rapide sur un sujet qui concerne aujourd'hui près de deux millions de foyers et qui fait l'objet de tant de contre-vérités.» Ce n’est pas sans ironie que Martin Hirsch s’insurgeait sur son blog dimanche sur le temps de parole qui lui est imparti lors de la convention UMP pour la «justice sociale» ce mercredi. «Avec un peu de chances j'aurais droit de passer un power point (faveur que j'ai sollicitée). J'ai douze diapos, cela fait trente secondes par diapo. Si je n'ai pas le temps de les passer tous, je les mettrai sur ce blog pour une séance de rattrapage», poursuivait l’ancien Haut commissaire aux Solidarités actives.

Le RSA (Revenu de solidarité active) sera au cœur des discussions lors de cette convention, censée mettre un terme à la polémique lancée début mai par Laurent Wauquiez. Le ministre des Affaires européennes, dirigeant du club politique Droite sociale, avait dénoncé début mai le «cancer» des «dérives de l'assistanat» et proposé d’instaurer des heures de travail d’intérêt général pour les collectivités locales en contrepartie de cette allocation.

Une manœuvre «machiavélique»

Cette proposition est de nouveau sur la table ce mercredi, mais sa mise en application est loin de faire l’unanimité au sein de la majorité

Martin Hirsch, père du RSA, a de nouveau dénoncé sur France Info ce mercredi matin une manoeuvre qu'il qualifie de «machiavélique». Manœuvre qui consisterait selon lui à prendre l'argent du RSA pour financer l'allégement de l'Impôt de solidarité sur la fortune, que la majorité est en train d'adopter.

«Il ne faut pas se laisser faire par des entourloupes (...) On a financé le RSA, il y a des excédents, un milliard, il faut les remettre dans la poche des gens modestes qui travaillent», a-t-il fait valoir.