Le gouvernement britannique pourrait durcir le droit de grève

SOCIAL Les appels à la mobilisation se multiplient contre le plan de rigueur...

E.M. avec Reuters

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Une manifestation dégénère à Londres le 26 mars 2011.
Une manifestation dégénère à Londres le 26 mars 2011. — Julian Makey / Rex Feat/REX/SIPA

Le gouvernement britannique a bien l’intention de mener à terme son plan de rigueur. Quitte à durcir le droit de grève si les syndicats répliquent à sa politique par un mouvement social, a prévenu lundi le ministre des Entreprises, Vince Cable.

Plan de rigueur

La cure d’austérité dévoilée par le gouvernement de David Cameron prévoit une réduction des dépenses publiques de 91 milliards d'euros environ sur les quatre prochaines années. Ce tour de vis pourrait se traduire par la disparition de plus de 300.000 emplois et une baisse des pensions de retraite.

Face à cette menace, des syndicats de la fonction publique menacent d'appeler à une journée de grève le 30 juin. Devant les délégués du syndicat GMB, qui l'ont sifflé, Vincent Cable a appelé au sang froid.

                                   

Rappelant que les journées perdues pour cause de grève étaient retombées à leur plus bas niveau depuis les années 1930, le ministre Lib Dems a également déclaré: «Sur cette base, et à condition que cette tendance se poursuive, il n'y a nulle contrainte à changer la loi sur le droit de grève. Cependant, si cela devait changer et si des grèves devaient infliger des dégâts sérieux à notre tissu économique et social, la pression nous poussant à agir s'accentuerait.»

Syndicats britanniques

«C'est une chose que vous et moi voudrons collectivement éviter», a-t-il poursuivi.

Les syndicats britanniques ont estimé que le gouvernement devrait se focaliser sur la reprise de l'économie au lieu de chercher à provoquer les partenaires sociaux.

Pour Len McCluskey, secrétaire général d'Unite, la principale organisation syndicale du pays, «évoquer une répression contre les travailleurs, c'est un cirque imaginé par un gouvernement qui n'a pas la moindre idée des véritables problèmes auxquels le pays est confronté».