FMI: Lagarde va présenter sa candidature mercredi

ECONOMIE Elle fait consensus en Europe, malgré l'hostilité des pays émergents...

N. Be., avec Reuters

— 

Christine Lagarde, la ministre française de l'Economie, avecTim Geithner, le secrétaire américain au Trésor avant le début de la réunion du G20 à Washington le 15 avril 2011.
Christine Lagarde, la ministre française de l'Economie, avecTim Geithner, le secrétaire américain au Trésor avant le début de la réunion du G20 à Washington le 15 avril 2011. — AFP PHOTO/Nicholas KAMM

Bercy, c'est fini? Selon une source diplomatique citée par Reuters, la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, devrait annoncer mercredi sa candidature à la direction générale du Fonds monétaire international, pour remplacer un Dominique Strauss-Kahn démissionnaire.

Son service de presse a fait savoir qu'elle donnerait une conférence de presse «importante» au ministère à 11h45. «Je comprends que l'annonce que fera Mme Lagarde est celle de sa candidature», a déclaré un diplomate. «Tout est clair maintenant du côté des Européens, on a maintenant un consensus

Les Bric veulent construire un autre FMI

Une source européenne a aussi parlé d'un consensus entre les pays européens, mais le ministère de l'Economie et la présidence de la République ont refusé de confirmer que l'annonce de la candidature de Christine Lagarde serait faite mercredi. Christine Lagarde remplacerait à Washington le directeur général sortant du FMI, Dominique Strauss-Kahn, inculpé pour tentative de viol à New York.

Elle devra affronter l’hostilité d’un certain nombre de pays qui voient d’un mauvais œil une nouvelle candidature européenne. La Russie, l’Afrique du Sud, la Chine, le Brésil et l’Inde se sont ainsi fendu d’un communiqué mardi soir, dans lequel ils expriment leur souhait que «la règle obsolète et non écrite selon laquelle le chef du FMI vient d’Europe» soit abandonnée. «La crise financière qui a démarré dans les pays développés montre la nécessité de réformer les institutions, donne aux nations émergentes le droit à la parole», ajoutent-ils.

En conclusion, ces cinq pays proposent que le prochain directeur général du FMI «soit choisi après large consultation».