FMI: La Chine serait favorable à une candidature de Christine Lagarde selon François Baroin

ECONOMIE La succession de Dominique Strauss-Kahn est officiellement lancée depuis lundi...

Elsa Meyer avec Reuters

— 

Christine Lagarde arrive à l'Elysée le 18 février 2011.
Christine Lagarde arrive à l'Elysée le 18 février 2011. — F. DUFOUR/ AFP

Depuis la démission de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI la semaine dernière, les spéculations vont bon train sur le nom de son successeur.

>> Comment le successeur de DSK sera choisi, lire les explications de 20Minutes

Et plusieurs voix en Europe s’élèvent en faveur du nom de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde.

Christine Lagarde

La Chine serait elle-même favorable à cette candidature, a déclaré mardi sur Europe 1 François Baroin, le porte-parole du gouvernement. Il a précisé qu'il était «encore trop tôt» pour dire si la ministre serait candidate.

Le ministère des Affaires étrangères chinois a cependant indiqué mardi n'avoir aucun commentaire direct à faire sur ces propos.

Pays émergents

Le successeur de DSK, inculpé depuis une semaine aux Etats-Unis pour agression sexuelle présumée, doit être désigné d’ici la fin du mois de juin.

La direction du Fonds revient traditionnellement à un Européen et celle de la Banque mondiale à un Américain. Mais les pays émergents, Brésil en tête, souhaitent changer la donne et espèrent qu’un des leurs prendra les rênes du FMI.

Un conseiller de la banque centrale chinoise a d’ailleurs estimé mardi que les pays émergents devraient avoir leur mot à dire sur cette succession.   «Le problème n'est pas de savoir qui sera candidat au poste de directeur général du FMI (…) Le problème, c'est que le droit de vote des Etats-Unis est trop grand», a indiqué Xia Bin.

Droits de vote

Ce dernier a précisé à Reuters que le FMI ne pourra se réformer en profondeur tant que les Etats-Unis ne consentiront pas à céder une partie de leurs droits de vote aux pays émergents.

Les droits de vote au sein du FMI reflètent la taille relative des économies des Etats membres. En novembre, le FMI a accepté de réhausser ceux des grands pays émergents. La part de la Chine est ainsi passée  de 3,65% à 6,19% et le pays a donc obtenu un pouvoir de décision plus important que l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne.

Après ajustements, les Etats-Unis demeurent toutefois le membre le plus puissant avec 17,67% des votes et conservent de fait un droit de veto.

Xia Bin a ajouté qu'il espérait voir un candidat chinois disputer le titre de directeur général du FMI, mais a jugé irréaliste de s'attendre, dans un avenir proche, à ce que la Chine joue un rôle décisionnaire important au sein de l'institution.