FMI: Les dossiers qui attendent le nouveau directeur

ECONOMIE Le Fonds doit intervenir dans la crise de la zone euro et les conséquences des révoltes dans le monde arabe...

E.M.

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Le logo du FMI au siège de l'institution le 16 mai 2011 à Washington (Etats-Unis).
Le logo du FMI au siège de l'institution le 16 mai 2011 à Washington (Etats-Unis). — S. LOEB / AFP

Dominique Strauss-Kahn, poursuivi aux Etats-Unis dans une affaire d’agression sexuelle, a officiellement démissionné ce jeudi de son poste à la tête du FMI.

Les tractations ont commencé pour lui désigner rapidement un successeur. Car l’institution ne peut se passer d’un directeur alors qu’elle joue un rôle central dans deux dossiers urgents.

>> Mode d’emploi pour désigner un nouveau directeur au FMI

La Grèce et la crise de la dette en zone euro

Premier dossier urgent, la crise de la dette en zone euro. Depuis l’année dernière, le FMI participe aux plans de sauvetage accordés par l’Union européenne aux pays en difficulté budgétaire.

Ce chantier a d’ailleurs continué alors même que DSK se trouvait derrière les barreaux. Réuni lundi à Washington, le conseil d’administration du Fonds a décidé de débloquer une nouvelle tranche d’aide pour l'Irlande.

L’institution a aussi remplacé au pied levé son désormais ex-directeur pour une réunion lundi soir avec les ministres des Finances de la zone euro.

Mais le FMI et les pays européens doivent surtout prendre dans les jours qui viennent une décision sur la situation de la Grèce. Malgré un plan de soutien de 110 milliards d’euros, le pays n’arrive pas à sortir de la crise.

Les marchés financiers anticipent une restructuration de sa dette à laquelle le gouvernement grec se refuse. Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a donc évoqué cette semaine une «restructuration douce» tandis que le FMI était jusqu’à présent favorable à la mise en place d’un deuxième plan de sauvetage.

Révoltes dans le monde arabe

L’autre dossier phare qui attend le nouveau directeur est le suivi des révoltes dans le monde arabe. Les Etats membres du FMI lui ont demandé de prêter une «attention particulière» aux répercussions économiques de ces révolutions. 

Avec la Banque mondiale, le Fonds doit ainsi coordonner l’aide financière internationale pour l’Egypte, la Tunisie et d’autres pays éventuels.

Le gouvernement égyptien vient officiellement de demander à l’institution un prêt de 3 à 4 milliards d’euros. Le pays estime avoir besoin d’environ 10 à 12 milliards de dollars d’ici à juin 2012.

L’Egypte et la Tunisie sont invitées au G8 de Deauville la semaine prochaine. Elles devaient y rencontrer Dominique Strauss-Kahn mais discuteront finalement de leur transition économique avec Jonh Lipsky, directeur du FMI par intérim depuis dimanche.