Nicolas Sarkozy ne cèdera pas sur la prime aux salariés

SALAIRES Le chef de l'Etat l'a réaffirmé ce mardi lors d'un déplacement à Nancy...

E.M. avec Reuters

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Bulletin de paie, image d'illustration.
Bulletin de paie, image d'illustration. — F. DURAND / SIPA

Malgré les critiques, Nicolas Sarkozy a assuré mardi qu'il ne reculerait pas sur son projet de prime aux salariés des entreprises qui augmentent leurs dividendes. Le texte sera présenté en conseil des ministres la semaine prochaine.

Prime aux salariés

En visite à Nancy, le chef de l'Etat est resté concentré sur l'objet de son déplacement, l'emploi des seniors, et a refusé de répondre aux journalistes qui l'interrogeaient sur l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn.    

Lors d’une table-ronde, il est revenu sur son projet de prime aux salariés. «Je ne cèderai pas plus que nous n'avons cédé sur la réforme des retraites», a-t-il affirmé alors que la mesure suscite l’hostilité du patronat et des syndicats.

Exonérée de charges sociales jusqu'à hauteur de 1.200 euros, cette prime sera obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés qui distribuent des dividendes en hausse à leurs actionnaires. Son montant devant être négocié avec les organisations syndicales.

Compétitivité

«Je pense qu'ils ont grand tort de ne pas considérer que c'est un élément de compétitivité que d'avoir des salariés dans les entreprises qui se voient reconnus pour le travail qu'ils ont fait», a déclaré Nicolas Sarkozy à propos des employeurs.

«C'est une question de justice, le jour où dans notre pays on aura compris que quand tout le monde se sent respecté dans l'entreprise, l'entreprise va mieux, on aura fait un pas de géant dans la compétitivité de la France», a-t-il ajouté.