PSA renonce à sa co-entreprise avec Fiat

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La fin annoncée du partenariat à Sevelnord (Nord) entre le constructeur automobile français PSA et Fiat s'est faite à la demande de l'italien, a expliqué jeudi à l'AFP Denis Martin, directeur industriel du groupe, qui ne s'est pas avancé sur les conséquences en terme d'emplois.

«C'est Fiat qui a mis fin à notre partenariat à l'horizon 2017 sur Sevelnord», a indiqué Denis Martin. «Fiat a une stratégie produits qui est différente de celle du groupe PSA et ils nous ont annoncé qu'on ne renouvellera pas (...) la joint venture», a-t-il expliqué.

Emplois

L'usine d'assemblage de Sevelnord, située à Hordain, près de Valenciennes, a été créée en 1992. Elle produit les monospaces Peugeot 807, Citroën C8, ainsi que les véhicules utilitaires Peugeot Expert, Citroën Jumpy et Fiat Scudo.

«Aujourd'hui, 80% de la production sont des modèles PSA», le reste des véhicules produits l'étant pour Fiat, selon Denis Martin.

Refusant de dire si PSA pourra compenser le départ de Fiat, il s'est toutefois voulu rassurant. «On a un volume (de commandes, NDLR) relativement fort qui donne la pérennité au site pour au moins les cinq à sept années qui viennent», a fait valoir Denis Martin, qui a précisé que la production, actuellement de 420 véhicules par jour, doit passer en juin à 520 véhicules pour répondre à la demande.

2.800 salariés

Concernant l'avenir des 2.800 salariés du site, Denis Martin s'est refusé à tout commentaire. «Ce que nous garantissons, c'est (...) de ne pas faire de promesses irresponsables», a-t-il martelé, tout en reconnaissant «qu'à terme, le départ de Fiat va créer un déséquilibre».

«Nous allons travailler pour qu'au cours des prochaines années, nous mettions en oeuvre des solutions possibles et ce travail là, nous le ferons avec la Région et les pouvoirs publics en toute transparence», a indiqué le directeur industriel de PSA.

PSA étant le premier employeur de la région Nord-Pas-de-Calais, il a également rappelé que le constructeur automobile français a annoncé, parallèlement à la fin de son partenariat avec Fiat, des investissements de 355 millions d'euros sur les trois ans à venir pour son site de Valenciennes (Nord) et la Française de Mécanique à Douvrin (Pas-de-Calais).