La grève générale accueille le FMI

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Administrations fermées, transports à l'arrêt, débrayage dans la presse, les Grecs qui ont manifesté par milliers, hier, s'indignent toujours contre les mesures d'austérité. Pour obtenir la suite des versements du plan de sauvetage de 110 milliards d'euros, la Grèce doit faire le bon élève. Selon la presse héllène, le pays est proche d'un accord sur des prêts aditionnels de 50 à 60 milliards d'euros en échange d'un programme radical de privatisations. En avril, le Premier ministre socialiste, Georges Papandréou, a déjà annoncé un désengagement de l'Etat de plusieurs entreprises publiques. Car c'est notamment sur les efforts dans ce domaine que vont se concentrer les inspecteurs de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, arrivés hier dans une atmosphère sociale tendue. De leurs conclusions dépendra le déblocage de la cinquième tranche de 12 milliards d'euros du plan de sauvetage. Si la Grèce ne reçoit pas l'aval des inspecteurs, elle sera en très grande difficulté. Car le pays a un besoin immédiat de financement de 13,7 milliards d'euros.Anthony Nataf