Société générale plombée par les révoltes dans le monde arabe et en Côte d'Ivoire

E.M. avec Reuters

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Société générale a annoncé jeudi des résultats inférieurs aux attentes du marché au premier trimestre à cause d'une dépréciation plus élevée que prévu sur sa dette et des troubles dans les pays arabes et en Côte d'Ivoire.
                                   
Son bénéfice net recule ainsi de près de 14% à 916 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année. Hors impact de la réévaluation de la dette, qui lui a coâté 239 millions d'euros du fait du resserrement des spreads de crédit, le résultat net de la SocGen aurait été de 1,15 milliard d'euros.

Impact des troubles

«Nous avons subi un impact des troubles en Côte d'Ivoire, en Egypte et en Tunisie. Certaines de nos banques ont dû fermer pendant quelques temps», a expliqué Frédéric Oudéa, le PDG de la banque, dans une interview sur la chaîne de télévision CNBC.
                                   
«Nous avons décidé de passer une provision prudente pour les risques de 51 millions (d'euros)», a-t-il ajouté.
                                   
A l'international, le résultat net de la banque chute du coup de 61% en raison aussi de la crise économique en Roumanie, où le groupe est présent avec sa filiale BRD, ainsi qu'en Grèce où elle détient Geniki. 

Au final, la banque, déjà ébranlée ces trois dernières années par l'affaire Kerviel puis par la crise financière, se fait à nouveau distancer par son éternelle rivale BNP Paribas qui a annoncé mercredi un bénéfice net trimestriel près de trois fois supérieur, à 2,6 milliards d'euros.