Crédit renouvelable: Ce qui change au 1er mai

CONSOMMATION Une partie de la réforme du crédit à la consommation entre en vigueur dimanche...

E.M.

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Magasin d'électroménager Darty à la Défense (Hauts-de-Seine)
Magasin d'électroménager Darty à la Défense (Hauts-de-Seine) — CHAMUSSY/SIPA

Les mesures de la réforme du crédit à la consommation sur le crédit renouvelable entrent en vigueur le 1er mai prochain. L’objectif de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, est d’éviter aux Français de tomber dans le piège de ce type de prêts.

Si ces derniers ont diminué de 6,3% en 2010, ils sont encore neuf millions de ménages à en posséder un. 20Minutes revient sur les principaux changements qui concerneront les contrats en cours et ceux signés à partir de lundi.

Cartes de fidélité

Tous les Français qui détiennent une carte de fidélité avec fonction de paiement, par exemple dans un magasin, auront l’option paiement comptant activée par défaut.

En clair, il faudra qu’ils donnent leur accord pour que les fonctions de règlement à crédit se mettent en place. 

Choix entre un crédit classique et renouvelable

Pour tout achat de plus de 1.000 euros, sur le lieu de vente ou à distance, le prêteur devra proposer au consommateur le choix entre un crédit classique et un crédit renouvelable.

Réduction progressive des taux d’intérêts

La loi prévoit aussi une réforme des taux de l’usure dans les deux qui viennent. L’objectif est d’aligner progressivement les taux d’intérêts des crédits classiques et renouvelables.

Des justificatifs au-delà de 3.000 euros

Lors d’un achat sur le lieu de vente ou à distance, les consommateurs qui souhaitent souscrire un crédit supérieur à 3.000 euros devront fournir des justificatifs de revenus.

Une mesure qui doit permettre de limiter l’attribution de prêts à des personnes fragiles qui pourraient se retrouver en situation de surendettement.

Durée maximum de remboursement

Le nouveau dispositif prévoit la mise en place d'une durée maximum de remboursement: trois ans au plus pour les montants inférieurs à 3.000 euros, cinq ans au-delà.

Pour les contrats en cours, les banques seront obligées de proposer par courrier une accélération du remboursement si le crédit dépasse ce plafond.