Immobilier: La hausse des prix à Paris continue

LOGEMENTS Mais la forte augmentation ne paraît pas tenable à long terme...

E.M.

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Une agence immobilière à Paris en octobre 2008.
Une agence immobilière à Paris en octobre 2008. — L. BONAVENTURE / AFP

La hausse des prix du m2 dans la capitale continue sa course. Et elle n’est pas prête de s’arrêter.

Selon une étude de la chambre des notaires d'Ile-de-France publiée jeudi, le record des 8.000 euros/m2 en moyenne pourrait être atteint d’ici la fin du mois de juin.

7.330 euros/m2

Le prix moyen dans la capitale était à la fin février de 7.330 euros/m2, soit une hausse de 17,5% sur un an pour les appartements anciens.

Une évolution qui s’explique selon l’étude par une offre «très insuffisante pour faire face à la demande, en Ile-de-France et plus encore dans la capitale. Cette pénurie attise la hausse des prix».

Ile-de-France

Pour la période décembre 2010-février 2011, le prix du m2 a ainsi augmenté de 18,7% sur un an dans les arrondissements parisiens. Et l’augmentation atteint en moyenne 12,8% dans l’ensemble de l’Ile-de-France.

Les prix ont progressé de 13,1% en petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et de 7,4% dans la grande couronne (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val d'Oise).

Fin février, les futurs acheteurs devaient ainsi compter en moyenne 5.200 euros du m2 pour un appartement dans la région. Pour une maison, le prix moyen francilien a dépassé le seuil des 300.000 euros, soit une hausse de 1% en un mois.

Intenable à long terme

Si ce mouvement de forte hausse va se poursuivre au moins jusqu’à juin, «le niveau des prix est devenu particulièrement élevé et le rythme actuel de hausse ne parait pas tenable à moyen terme», précisent les notaires.

«Passé le premier semestre, la situation reste donc incertaine. L’état du marché sera fonction du contexte économique, de l’ampleur des hausses de taux d’intérêt pour les crédits à l’habitat, des perspectives des ménages mais aussi d’anticipations de toute sorte, tant des vendeurs que des acquéreurs», conclut l’étude.