La prime aux salariés avant la fin de l'année, assure Xavier Bertrand

ÉCONOMIE l s'y est engagé mercredi matin...

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Le ministre du Travail et la Santé Xavier Bertrand à la sortie du Palais de l'Elysée, le 29 mars 2011. 
Le ministre du Travail et la Santé Xavier Bertrand à la sortie du Palais de l'Elysée, le 29 mars 2011.  — CHESNOT/SIPA

Le ministre français de l'Emploi et du Travail Xavier Bertrand a affirmé mercredi sur Canal plus que la prime aux salariés des entreprises distribuant des dividendes serait mise en place d'ici à la fin de l'année.

«Oui», la prime sera mise en place avant la fin de l'année et «oui», cela se fera par le biais d'une loi, a répondu le ministre interrogé sur ce sujet par la chaîne de télévision, en rappelant que le patronat avait eu tout loisir de concocter son propre scénario sans y parvenir. «Cela fait deux ans que le patronat a ce sujet sur la table et ça a avancé à la vitesse d'un escargot», a-t-il dit.

Partage de la valeur ajoutée

Il y aura donc «cette loi qui part d'un principe très simple: s'il y a des dividendes, tant mieux, mais il faut un plus pour les salariés. Ca s'appelle le partage de la valeur», a-t-il ajouté. «Il y aura un montant pour lequel l'Etat dira qu'il y a exonération de charges fiscales et sociales. Ca pourra être de 1.000 euros, peut-être un peu plus. Le montant et les modalités seront discutés par entrepris », a-t-il encore indiqué. Le gouvernement a décidé d'imposer aux entreprises de plus de 50 salariés le versement d'une prime, si elles versent des dividendes en hausse à leurs actionnaires. Les entreprises plus petites seront seulement «incitées» à le faire.

Le projet a toutefois rencontré la forte hostilité du patronat, qui estime qu'il mettra en péril certaines entreprises. Le Medef a appelé mardi le gouvernement à relever de 50 à 500 salariés le seuil des entreprises concernées. Les syndicats ont eux dénoncé un projet inégalitaire qui ne bénéficiera ni aux salariés des fonctions publiques ni à ceux des entreprises ne distribuant pas de dividendes, réclamant à la place des hausses de salaires pour une véritable revalorisation du pouvoir d'achat des Français.