Sarkozy défend la prime aux salariés au nom de la «justice»

SALAIRES Le dispositif est très controversé...

E.M. avec Reuters
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Le Président Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde sur l'éducation à Bagnères-de-Luchon, le 14 avril 2011.
Le Président Nicolas Sarkozy lors d'une table ronde sur l'éducation à Bagnères-de-Luchon, le 14 avril 2011. — AFP PHOTO LIONEL BONAVENTURE

Nicolas Sarkozy a défendu jeudi, au nom de la justice, la future prime que les entreprises devront verser à leur salariés quand elles distribueront des dividendes en augmentation.

Prime obligatoire

Selon le dispositif arbitré mercredi, et très critiqué par les syndicats, le patronat et l'opposition , la négociation d'une telle prime sera obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés et facultative pour les autres.

La politique économique mise en oeuvre par le gouvernement pour favoriser la compétitivité des entreprises françaises doit être assortie d'un partage plus juste des résultats, a déclaré Nicolas Sarkozy, en marge d'un déplacement au Havre.

«La question de la justice n'est pas celle du nivellement, c'est celle qui consiste à convaincre chaque Français que quand la crise est arrivée, ils ont souffert, on leur a demandé de faire des efforts», a-t-il dit.

«Mais quand la reprise arrive, ceux à qui on a demandé des efforts doivent être les premiers bénéficiaires de cette reprise», a-t-il ajouté.

Immobilisme

Nicolas Sarkozy a expliqué demander depuis deux ans aux partenaires sociaux de négocier sur le partage de la valeur. Mais «la négociation n'a pas avancé d'un centimètre. Et j'avais dit, si vous ne négociez pas, l'Etat prendra ses responsabilités», a-t-il souligné.

«La justice qui nous est réclamée aujourd'hui, ce n'est pas de créer de nouvelles allocations, les gens n'en veulent pas», a insisté Nicolas Sarkozy.

«J'ai vu se dresser devant moi les murs du conservatisme et de l'immobilisme. A gauche, parce qu'on aurait aimé le faire mais qu'on ne l'a jamais fait. A droite, parce que c'est trop. Au centre, parce que ce n'est pas encore assez. Mais ce que je veux, c'est que ça avance», a-t-il plaidé.