Galleon: début des plaidoiries finales au méga-procès pour délit d'initié

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Les plaidoiries finales ont commencé mercredi à New York au procès du fondateur du fonds d'investissement Galleon, le milliardaire d'origine sri-lankaise Raj Rajaratnam, accusé de délit d'initié.

La parole est d'abord à l'accusation, puis à la défense, puis à nouveau à l'accusation pour les contre-preuves, et les plaidoiries devraient durer deux jours.

Dans une salle d'audience comble, le procureur fédéral Preet Bharara était présent, assis au fond du tribunal.

Raj Rajaratnam, 53 ans, accusé d'avoir piloté des transactions illégales ayant rapporté "au moins environ 45 millions de dollars" entre 2003 et 2009, portait costume sombre et chemise blanche, et semblait impassible.

Seul accusé dans cette affaire, il comparait libre, 18 mois après son arrestation. Le procès s'est ouvert le 8 mars dernier, et M. Rajaratnam risque 25 ans de prison et plus de 100 millions de dollars d'amende au total pour 14 chefs d'accusation.

"Il corrompait amis et employés, et il se procurait des informations secrètes pour savoir ce qui se passerait le jour suivant, ce qui signifiait beaucoup d'argent", a déclaré le procureur adjoint Reed Brodsky, en s'adressant au jury.

"Il a commis à plusieurs reprises le crime de délit d'initié", a-t-il poursuivi.

La majorité des preuves viennent d'enregistrements de conversations. "Vous avez entendu que les preuves les plus évidentes sont venues d'enregistrements, la preuve la plus puissante de la culpabilité du prévenu est sa propre voix", a lancé le procureur adjoint.

Il a rejeté d'une phrase les arguments de la défense, qui dit que M. Rajaratnam s'informait légalement, "comme tout le monde". "Cela n'a pas de sens, c'est ridicule", a-t-il dit.

"Son but était non seulement de gagner beaucoup d'argent, mais aussi de conquérir la bourse, d'apparaître comme le meilleur dans le monde des fonds d'investissement à risque", a encore dit Reed Brodsky.