Fin de conflit chez le fabricant de Nutella en Seine-Maritime

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Les grévistes de l'usine Ferrero de Villers-Ecalles (Seine-Maritime), qui fabrique du Nutella, ont approuvé vendredi soir un protocole d'accord sur les salaires, négocié entre FO et la direction, qui met fin au conflit commencé mardi, a-t-on appris auprès de la direction.

Selon le directeur des relations extérieures, Christophe Bordin, le protocole prévoit une augmentation des salaires de 60 euros assortie d'une prime de 30 euros. FO réclamait une augmentation de 90 euros et la direction se limitait initialement à 1,2% pour les salaires supérieurs à 22.500 euros annuels et 50 euros pour les autres.

La production de Nutella et de Kinder Bueno qui avait été arrétée "pour des raisons de sécurité" par la direction dès le début du conflit mardi matin devait reprendre vendredi vers 22H30. De leur côté, les grévistes ont levé le barrage de palettes qu'ils avaient mis en place devant les portes de l'usine qui emploie 350 salariés.

La direction avait assuré dès le début du conflit qu'il n'existait pas de risques de rupture des approvisionnements en raison de "stocks suffisants" et de la possibilité de compenser par des fabrications provenant des autres usines du groupe en Italie, en Allemagne et en Pologne.

L'usine Ferrero France de Villers-Ecalles fabrique chaque jour 800.000 pots de Nutella et 1,2 million de barres chocolatées Kinder Bueno destinés à la France et à d'autres pays d'Europe.