Les « Nutella » de Ferrero en grève

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Les salariés de Ferrero réclament une augmentation de salaire.
Les salariés de Ferrero réclament une augmentation de salaire. — I. SIMON / SIPA

Depuis mardi, l'usine Ferrero à Villers-Ecalle (Seine-Maritime) est à l'arrêt. Plus aucun produit chocolaté ne sort de l'établissement, qui produit normalement 800 000 pots de Nutella et 1,2 million de barres Kinder Bueno. Les salariés demandent notamment une augmentation de 90 € par mois et par personne, ce que l'entreprise a, pour l'instant, refusé. Après avoir proposé une augmentation de 1,2 %, elle a suggéré une revalorisation de 2 % pour ceux qui gagnent plus de 22 500 € par an, et une hausse de 50 € brut pour ceux qui gagnent moins.

Pas de risque de pénurie
Mais les syndicats tiennent à voir les salaires augmenter plus que les prix à la consommation, qui croissent de 2 % sur un an. Ils poursuivent donc ce mouvement, le premier depuis trente-sept ans chez Ferrero de mémoire de syndicaliste. « La plupart des salariés nous ont soutenus, parce qu'ils ont vraiment besoin d'une augmentation, alors on continue », concède Fabien Lacabanne, délégué FO.
Pour l'instant, « il n'y a pas de risque de rupture de stock », assure Christophe Bordin, responsable des relations extérieures de Ferrero France. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution confirme qu'il n' y a aucune crainte de pénurie dans les centrales d'achat. Ce sont des produits faciles à stocker, contrairement aux produits frais. Pas d'inquiétude, donc, les étals ne manqueront pas de chocolats pour Pâques.Thibaut Schepman