Google publie un résultat en hausse, mais ses dépenses inquiètent le marché

ENTREPRISE Les dépenses ont bondi de 54% au dernier trimestre...

P.B. avec Reuters

— 

Le trio à la tête de Google: Larry Page, sur le siège du conducteur, Sergey Brin à l'arrière et Eric Schmidt, debout.
Le trio à la tête de Google: Larry Page, sur le siège du conducteur, Sergey Brin à l'arrière et Eric Schmidt, debout. — GOOGLE

A peine revenu à la barre, Larry Page va devoir rassurer les marchés. Les résultats du dernier trimestre, présenté par Google, jeudi, sont fondamentalement solides. Mais le niveau des dépenses inquiètent les investisseurs: après-Bourse, le titre Google reculait de 5%.es dépenses du géant d'internet ont atteint 2,84 milliards de dollars lors du premier trimestre 2011, soit une hausse de 54%. Ce chiffre a partiellement éclipsé la hausse de 29% du chiffre d'affaires net.

La hausse des dépenses découle notamment d'un grand nombre d'embauches et de hausses salariales dans l'ensemble de l'entreprise, décidée afin d'arrêter hémorragie de fuite des cerveaux, notamment chez Facebook.

Des bonus liés à la performance sur le terrain du Web social

Les analystes prévoient désormais que le cofondateur et nouveau directeur général de Google, Larry Page, va continuer à financer le développement de nouveaux produits dans le cadre d'un effort visant à lancer le groupe sur de nouveaux secteurs, tels que les réseaux sociaux ou la téléphonie mobile.

Larry Page, âgé de 38 ans et peu loquace auprès des médias, a remplacé ce mois-ci l'expérimenté Eric Schmidt. Il ne s'est manifesté que quelques minutes lors de la conférence d'analystes suivant la publication des résultats.

Google prévoit plus de 6.000 embauches cette année, et en a déjà effectué 2.000 au cours du premier trimestre, un record. Le 1er janvier, l'ensemble des salaires du groupe ont été revalorisés de 10%. En revanche, 25% des primes de tous les salariés sont désormais conditionnées au succès de Google sur le terrain du Web social, la priorité fixé par Larry Page, qui applique ici la bonne vieille méthode du coach sportif: on gagne ensemble, on perd ensemble.