Renault: Patrick Pélata démissionne de son poste de directeur général

RENAULT Le numéro deux devrait rester au sein du groupe alors que les cadres mis en cause dans la fausse affaire d'espionnage ont été renvoyés...

20 Minutes avec Reuters et AFP

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Patrick Pelata, directeur général délégué aux operations de Renault, lors d'un entretien à 20 Minutes sur leplateau de la redaction  à Paris avec  Pierre-Jean Bozo, président directeur de la publication et Gael  Desgrees du Lou, rédacteur en chef print.
Patrick Pelata, directeur général délégué aux operations de Renault, lors d'un entretien à 20 Minutes sur leplateau de la redaction  à Paris avec  Pierre-Jean Bozo, président directeur de la publication et Gael Desgrees du Lou, rédacteur en chef print. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Patrick Pélata a présenté sa démission du poste de directeur général délégué de Renault lors du conseil d'administration extraordinaire organisé lundi au siège de l'entreprise. Le conseil d'administration a cette fois accepté cette démission, après un premier refus le 14 mars dernier. Patrick Pélata restera cependant au sein du groupe Renault-Nissan, précise Renault dans un communiqué.

Le groupe ajoute être parvenu avec les trois cadres qu'il a, à tort, mis en cause à un accord de principe sur l'indemnisation du préjudice qu'ils ont subi. Il ne fournit pas de précision sur les termes financiers de ces accords mais les concessions salariales faites par les dirigeants (qui ont notamment renoncé à leurs bonus au titre de l'année 2011) devraient suffire à financer le dédommagement, selon une source proche.

Enfin, les trois cadres (le responsable de la sécurité et deux collaborateurs) mis en cause dans la manipulation dont a été victime l'entreprise ont quitté le groupe alors que le sort de trois autres cadres, relevés de leurs fonction, serait encore en suspens.

Audit accablant

L'entreprise tenait ce lundi un CA extraordinaire au cours duquel devaient être présentées les premières conclusions de l'audit décidé dans la foulée de l'imbroglio qui a conduit Renault a accuser à tort trois de ses cadres. Un audit qui révèle «un certain nombre d'erreurs de management répétées», accablant la direction de l'entreprise et notamment Patrick Pélata.

Le Journal du Dimanche rapportait ce week-end qu'outre Patrick Pélata, Christian Husson, directeur juridique, Jean-Yves Coudriou, DRH des cadres dirigeants, et Rémi Pagnie, directeur de la sécurité, étaient sur la sellette.

L'action Renault a clôturé en baisse de 2,21% à 38,985 euros, alors que le secteur en Europe abandonnait 1,88%.