La fin du pétrole dans 50 ans?

ÉCONOMIE n nouveau rapport s'alarme d'une pénurie prochaine...

Thibaut Schepman
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Des barils de pétrole, dans un dépôt à Jakarta le 25 mai 2010.
Des barils de pétrole, dans un dépôt à Jakarta le 25 mai 2010. — Beawiharta Beawiharta / Reuters

«Nous sommes convaincus qu’il ne nous reste qu’une cinquantaine d’années de pétrole». La terrible prévision vient de Karen Ward, économiste à HSBC, lors d’une interview donnée à CNBC et relayée par le journaliste spécialisé Matthieu Auzanneau sur son blog Oil Man. Les experts d’HSBC, la deuxième banque de la planète, avaient déjà rendu fin mars une note intitulée «L’énergie en 2050», qui table sur une pénurie de pétrole dès 2060.

Pic pétrolier

Plusieurs champs atteindront en effet leur pic de production avant cette date. Et ce alors même que la demande pourrait elle augmenter de 110%, à 190 millions de barils par jour contre moins de 90 millions aujourd’hui. L’étude note que cette pénurie devrait bien sûr peser sur la croissance économique, et que l’énergie coûtera de plus en plus cher: «Les biocarburants ou le pétrole de synthèse obtenu en transformant du charbon, pourraient compenser une chute de la production de pétrole conventionnel, mais seulement si les prix moyens du pétrole dépassent 150 dollars le baril». Et cette hausse des prix devrait se manifester bien avant 2060, puisque un pic pétrolier ne se manifestera pas par un choc soudain mais par une long mouvement de hausse de la demande, dépassant peu à peu l'offre disponible qui elle stagnera ou même diminuera peu à peu.

HSBC n’est pas la première institution à s’alarmer d’un risque prochain de pénurie. Total, Petrobras, ou encore le Pentagone et l’Agence internationale de l’Energie ont tous publié des notes et rapports dans ce sens ces derniers mois. Retrouvez les sur le blog Oil Man, consacré à la question.