Toyota: Les ouvrier d'Onnaing toujours en grève

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Plusieurs centaines d'ouvriers de l'usine Toyota d'Onnaing ont décidé lundi de poursuivre leur grève entamée jeudi, réclamant désormais un 13ème mois en plus d'une prime exceptionnelle, a-t-on appris auprès de la CGT et de la direction.Le site Toyota d'Onnaing, qui produit habituellement près de 800 voitures citadines Yaris par jour, emploie environ 3.100 salariés.

A cause de la grève, la production est divisée par 2,5, affirme M. Pecqueur. La direction admet "quelques retards (...) très différents d'une ligne à l'autre" mais assure que "de toutes façons, la production continue". Environ 500 ouvriers se sont rassemblés lundi matin devant les grilles de l'entreprise, avant d'aller manifester sur la zone industrielle environnante et d'envahir brièvement les locaux d'un sous-traitant automobile voisin, selon Eric Pecqueur, délégué CGT du site d'Onnaing.

Prime et treizième mois

"La grève continue et elle est faite pour durer. Nous sommes plus que jamais déterminés, et nous réclamons désormais l'obtention d'un 13e mois, comme cela existe dans toutes les autres entreprises du secteur automobile", a-t-il déclaré à l'AFP. "Nous avons également décidé que le montant de la prime que nous réclamons, qui était à l'origine de 800 euros, augmenterait de 100 euros par jour. Nous demandons donc 900 euros aujourd'hui, puis 1.000 demain et ainsi de suite", a-t-il ajouté. Le patron japonais du site, Makoto Sano, a expliqué au personnel que les négociations sur les salaires s'étaient conclues en décembre pour 2011 et qu'il n'était pas envisageable de les rouvrir trois mois après.

Il avait également exprimé jeudi son "incompréhension sur le choix de la date (de la grève) en pleines difficultés au Japon et alors que des efforts immenses sont déployés dans ce pays pour nous livrer des pièces afin que l'usine ne s'arrête pas". "Je trouve cet argument scandaleux", a réagi lundi Eric Pecqueur. "La direction veut nous donner des leçons de compassion, alors qu'elle n'a donné qu'à peine 2 millions d'euros pour venir en aide aux Japonais, ce qui au vu de leurs bénéfices ne représente quasiment rien pour eux", a-t-il dénoncé.