Le gouvernement dans l’embarras

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« Rien ne serait pire que de capituler sur ce dossier », s’est indigné hier le sénateur UMP et ancien ministre du Travail, François Fillon. « On a une obligation de résultats », a renchéri un autre Sarkozyste, le député UMP Thierry Mariani. De fait, un non européen à la TVA réduite dans la restauration constituerait un revers pour le gouvernement, Jacques Chirac en tête. « La France défendra sa position », a assuré l’entourage du Premier ministre, Dominique de Villepin. Mais selon une source diplomatique autrichienne, Vienne est « très confiante » sur ses chances d’obtenir un accord sur sa proposition. Du côté de l’opposition aussi, les salves ne manquent pas. « La droite s’est déconsidérée en faisant une promesse difficile sinon impossible à tenir », a déploré le premier secrétaire du PS, François Hollande. Enfin, les restaurateurs ont multiplié les menaces. « Il ne faudra plus compter sur nous ni pour le social ni pour la formation... plus rien. Nous allons avoir des attitudes négatives, nocives, désagréables et permanentes », a mis en garde André Daguin, président des patrons de l’hôtellerie et de la restauration. Bercy peut au moins se consoler sur un point : la baisse de la TVA aurait coûté 3 milliards d’euros par an à des finances publiques déjà mal en point. A. B.