Prix du gaz: Le mode de calcul pourrait être modifié, confirme Eric Besson

ENERGIE Afin de l'adapter à l'évolution du marché et le rendre plus favorable au consommateur...

Avec Reuters

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Le ministre de l'Industrie, Eric Besson
Le ministre de l'Industrie, Eric Besson — I. SIMON / SIPA

Le mode de calcul des prix du gaz en France pourrait être modifié pour l'adapter à l'évolution du marché et le rendre plus favorable au consommateur, a confirmé ce dimanche Eric Besson.

Le ministre de l'Industrie a précisé sur Radio J avoir proposé à Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon de «suspendre la formule actuelle du gaz et d'en adopter une nouvelle dans les semaines qui viennent».

«La part des contrats longue durée est surévalué»

Les prix réglementés du gaz sont pour l'instant fixés en fonction des contrats d'approvisionnement à long terme servant de référence au contrat de service public entre GDF Suez et l'Etat.

«Est-ce que la formule est bien adaptée? Mon impression est que non, j'ai l'impression que la part des contrats longue durée est surévaluée dans cette formule et qu'elle mérite d'être ramenée à sa juste proportion», a-t-il dit.

Cette piste avait été évoquée par le président de la Commission de la régulation de l'énergie (CRE) dans un entretien publié samedi par Le Figaro.

Plus de 20% de hausse sur un an

Alors qu'une augmentation de 5,2% du tarif réglementé du gaz est entrée en vigueur vendredi, suscitant des protestations d'associations de consommateurs et de l'opposition socialiste, François Fillon a réuni plusieurs ministres pour débattre de la question.

Dans Le Figaro, Philippe Ladoucette, le président de la CRE, explique que celle-ci recommande désormais «que les prix de gros entrent par exemple à hauteur de 30% dans la constitution des tarifs du gaz si c'est plus favorable au consommateur». «Mais attention: cette nouvelle formule se veut souple», ajoute-t-il. «Si pour telle ou telle raison les contrats à long terme redeviennent plus attractifs, le mode de fixation doit en tenir compte.»

Les prix du gaz ayant augmenté de 15% en 2010, la décision appliquée depuis vendredi porte à plus de 20% leur hausse sur un an. Les Echos avaient rapporté vendredi que le gouvernement pourrait geler les prix du gaz jusqu'à l'élection présidentielle de 2012.