Affaire Renault: Un responsable de la sécurité explique comment il a été «berné»

ÉCONOMIE arc Tixador se livre pour la première fois...

Thibaut Schepman

— 

Le siege de Renault a Boulogne Billancourt. Boulogne Billancourt, Le 3 janvier 2011.
Le siege de Renault a Boulogne Billancourt. Boulogne Billancourt, Le 3 janvier 2011. — DURAND FLORENCE/SIPA

Il a été le collègue de Dominique Gevrey, l’homme soupçonné d’avoir escroqué la direction de Renault en portant des accusations d’espionnage non fondées contre trois cadres du groupe. Interrogée par le Parisien dans son édition de mercredi, Marc Tixador, l’ex-responsable sécurité de Renault aujourd’hui provisoirement suspendu se dit «abasourdi».

«Aucune raison de me méfier»

Surtout, il explique comment il s’est fait «berner» par celui qui occupait le bureau en face du sien. «Je n’avais aucune raison de me méfier de lui. Il était bosseur, enthousiaste, bon vivant. Nous nous entendions très bien, chacun dans son activité», raconte Marc Tixador.

Du coup, il n’a jamais remis en cause les informations que collectait Dominique Gevrey «avec sa source». «Il me paraissait normal que Dominique Gevrey, en bon professionnel, ne dévoile pas le nom de son informateur», se justifie-t-il finalement. Mais cette source n’aurait en fait jamais existé selon les enquêteurs de la DCRI. Marc Tixador est désormais convoqué le 6 avril pour un entretien préalable à son licenciement. Une décision qui blesse l’ancien responsable de la sécurité: «Dans cette affaire, j’ai peut-être été candide mais j’ai toujours été loyal envers mon employeur...»