G20: Sarkozy veut entretenir le dialogue franco-chinois

MONDE Le chef d'Etat a rencontré le président Hu Jintao à Pékin...

E.M. avec Reuters

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Nicolas Sarkozy rencontre le président chinois Hu Jintao le 30 mars 2011 à Pékin.
Nicolas Sarkozy rencontre le président chinois Hu Jintao le 30 mars 2011 à Pékin. — ERIC FEFERBERG / AFP

En visite à Pékin pour rencontrer son homologue, Hu Jintao, Nicolas Sarkozy a plaidé pour un dialogue franco-chinois plus approfondi.

Système monétaire international

Le chef de l’Etat a ainsi déclaré que la France avait besoin de la Chine pour faire avancer l’une des priorités de sa présidence du G20: la réforme du système monétaire international,.

Même si les deux pays ne sont pas d'accord sur tout, «on a obligation de discuter pour se comprendre et pour faire avancer les choses», a-t-il dit en inaugurant les locaux de la nouvelle ambassade de France dans la capitale chinoise.

«La France, présidente du G20, a besoin de la participation de la Chine pour faire avancer tous les grands dossiers qui vous concernent vous, les chefs d'entreprise», a ajouté Nicolas Sarkozy.

Le chef de l’Etat a plus particulièrement évoqué «les prix des matières premières, qui explosent», l'instabilité monétaire «qui risque de réduire à néant les efforts de compétitivité que vous faites» ou encore «la paix dans le monde».

Libye

Le président de la République ouvrira jeudi à Nankin travaux d'un séminaire de réflexion sur les moyens de réformer le système monétaire international. La Chine est très souvent accusée de maintenir artificiellement bas son yuan pour doper ses exportations.

Avant de partir mercredi soir pour Nankin, Nicolas Sarkozy a rencontré son homologue chinois Hu Jintao pour discuter des relations bilatérales et des grands sujets diplomatiques de l'heure, au premier chef la situation en Libye.

Bien qu'elle se soit abstenue lors du vote le 17 mars de la résolution de l'Onu qui a autorisé une action militaire internationale pour protéger les opposants au colonel Mouammar Kadhafi, la Chine multiplie depuis les mises en garde et a critiqué sévèrement, via ses médias officiels, les interventions militaires en Libye de la coalition internationale. 

«Il n'y a pas de divergences mais des nuances, une différence d'appréciation», a-t-on rapporté de source proche de la présidence française après l'entretien entre Nicolas Sarkozy et Hu Jintao.
                                   
«Face à une interrogation un peu inquiète de la partie chinoise, Nicolas Sarkozy a rappelé les termes de la résolution 1973 dont l'objet est de protéger les populations civiles», a-t-on ajouté. «Il est clair que les frappes s'arrêteront dès que les troupes de Kadhafi retourneront dans leurs casernes.»