Fast-food: Les récents décès n'ont pas fait de tort au secteur

RESTAURATION Les professionnels veulent continuer sur leur lancée...

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Un plateau repas chez Quick.Juillet 2004.
Un plateau repas chez Quick.Juillet 2004. — ISOPRESS/CARDINAEL/SIPA

Les professionnels de la restauration rapide veulent croire que les décès récents de deux adolescents après des repas pris dans un Quick et un kebab ne porteront pas préjudice à l'ensemble du secteur, ont-ils indiqué mardi en marge de l'assemblée générale de leur syndicat.

Impact sur la fréquentation

«Ca ne fait pas de tort au secteur globalement, seule l'activité de Quick a été touchée», a indiqué à l'AFP Hubert Vilmer, réélu mardi président du Snarr (Syndicat national de la restauration rapide) et également l'un des dirigeants de Quick France.

L'enseigne s'est toujours refusée à publier le moindre chiffre sur l'impact en termes de fréquentation ou de chiffre d'affaires du drame d'Avignon.

Ces drames nous «mettent juste une pression supplémentaire», a-t-il poursuivi et vont conduire «à renforcer» des règles d'hygiène, des process sanitaires, des contrôles, «déjà mis en places».

Le Snarr, qui édite un Guide des bonnes pratiques d'hygiène, va «continuer à prêcher la bonne parole» auprès de ses adhérents (130 enseignes, parmi lesquelles toutes les grandes chaînes de restauration rapide implantées en France).

«Pas de baisse d'activité», ont également répondu d'autres adhérents du Snarr, interrogés par l'AFP, mais qui ont préféré rester anonymes.

Décès

Le 22 janvier, un adolescent est décédé au lendemain d'un repas pris dans un Quick d'Avignon. L'enquête est toujours en cours, mais le parquet d'Avignon estime que «la synthèse des rapports médico-légaux permet de conclure que (l'adolescent) est décédé d'une toxi-infection alimentaire, liée à l'absorption d'un repas pris (...) au Quick».

Début mars, une adolescente de 16 ans est décédée des suites d'une intoxication alimentaire qui pourrait être liée à la prise d'un repas dans un kebab, fermé le jour même par la DGCCRF. Une enquête est également en cours.

Confirmant une tendance observée depuis plusieurs années, le secteur de la restauration rapide a gagné des parts de marché en 2010. Il représentent déjà plus de 7 repas sur 10. En 2010, il a enregistré une croissance de 7,5%, alors que l'ensemble de la restauration affiche une hausse de 2,2% seulement, selon des chiffres du cabinet Gira Foodservice, cité par le Snarr.