G20: Nicolas Sarkozy en Chine pour faire avancer la réforme monétaire

ECONOMIE Le sujet est très sensible entre les deux pays...

E.M.

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Les présidents français et chinois Nicolas Sarkozy et Hu Jintao ont constaté, vendredi au cours d'entretiens à Nice (sud-est), une "vraie convergence" sur la réforme du système monétaire international, a déclaré un responsable de la présidence française.
Les présidents français et chinois Nicolas Sarkozy et Hu Jintao ont constaté, vendredi au cours d'entretiens à Nice (sud-est), une "vraie convergence" sur la réforme du système monétaire international, a déclaré un responsable de la présidence française. — Lionel Bonaventure AFP

Nicolas Sarkozy rencontrera mercredi le président chinois Hu Jintao à Pékin. A côté de l’actualité internationale,  notamment au Japon et en Libye, l’objectif est de faire avancer la réforme du système monétaire international, l’unes priorités de la présidence française du G20.

Taux de change

Le sujet est très sensible car la Chine est accusée par nombre de pays, Etats-Unis en tête, de maintenir artificiellement bas son yuan pour doper ses exportations.

Lors de la dernière réunion des ministres des Finances du G20 en février à Paris, la partie chinoise s’était opposée à tout changement sur sa politique en matière de taux de change

Nicolas Sarkozy a cependant obtenu l’organisation à Nankin jeudi d’un séminaire de réflexion sur la question.  Les ministres des Finances, gouverneurs de banque centrale et universitaires de renom seront présents ainsi que le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

«Il n'y aura pas de conclusions (...) l'important est d'arriver à un diagnostic commun sur la situation du système monétaire international, ses atouts et ses déficiences, et de tracer des pistes et des feuilles de route sur les réformes que le G20 peut mettre en œuvre» , explique-t-on de source française.

Guerre des monnaies

Et alors que l'atmosphère était encore à la guerre des monnaies il a quelques mois, l'environnement paraît aujourd'hui plus favorable après la récente intervention concertée des pays du G7 en appui de l'économie japonaise frappée par un séisme et un tsunami.

Cette intervention a consisté à faire baisser le yen par des rapatriements massifs de capitaux par les assureurs japonais.

Elle «a été très importante», souligne Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes.  «Elle montre bien qu'intellectuellement, il n'y a pas d'impossibilité à essayer de contrôler les mouvements de capitaux», a-t-il souligné.

«L'affaire japonaise est venue au secours des objectifs de la présidence française du G20. On a montré qu'on pouvait poser le problème. Maintenant, le résoudre techniquement, c'est autre chose», a-t-il conclu.