Royaume-Uni: prévisions de croissance abaissées et maintien du plan de rigueur

© 2011 AFP

— 

Le ministre britannique des Finances George Osborne a annoncé mercredi une révision à la baisse des prévisions officielles de croissance pour le Royaume-Uni, et le maintien du plan de rigueur sans précédent lancé l'an dernier par le gouvernement de David Cameron.

Les prévisions ont été ramenées de 2,1% à 1,7% pour 2011 et de 2,6% à 2,5% pour l'an prochain, a annoncé le chancelier de l'échiquier (titre officiel de M. Osborne), lors de la présentation au Parlement du budget pour l'exercice 2011/2012 qui débutera en avril.

Ces nouvelles projections, qui ont été élaborées par le gendarme britannique des finances publiques, l'OBR (Office for budget responsibility), ont ainsi été revues à la baisse par rapport aux précédentes prévisions officielles, établies en novembre dernier.

Cet abaissement était largement anticipé par les économistes. Londres a ainsi aligné ses prévisions sur celles des principaux organismes économiques internationaux, qui étaient moins optimistes que le gouvernement.

L'OCDE a abaissé ce mois-ci sa propre prévision pour 2011 de 1,7% à 1,5%.

La prévision pour 2013 a quant à elle été maintenue à 2,9%, et celles pour les années suivantes ont été légèrement augmentées, à 2,9% pour 2014 (contre 2,8% attendu précédemment) et 2,8% en 2015 (au lieu de 2,7%), a ajouté le chancelier.

Dans la foulée, le ministre des Finances a confirmé la mise en oeuvre du plan d'austérité sans précédent instauré l'an dernier par le gouvernement conservateur/libéral démocrate, et qui vise à éliminer quasi-totalement à l'horizon 2015 le déficit public record dont il a hérité de l'ancien gouvernement travailliste.

"La Grande-Bretagne a un plan et elle s'y tient", a affirmé M. Osborne, en assurant que le pays était "confronté à une dure réalité".

Les prévisions du déficit public pour l'année en cours et les suivantes ont été au passage légèrement modifiées : le gouvernement table désormais sur 146 milliards de livres d'emprunts nets sur l'exercice 2010/2011 (contre 148,5 milliards auparavant), puis sur 122 milliards en 2011/2012, 101 milliards en 2012/2013, 70 milliards en 2013/2014, 46 milliards en 2014/2015 et enfin 29 milliards en 2015/2016.