Pylônes électriques et lignes a très haute tension dans la Sarthe en février 2010.

 
Pylônes électriques et lignes a très haute tension dans la Sarthe en février 2010.   — GILE MICHEL/SIPA

ENERGIE

Electricité: Quelles options pour la hausse des tarifs?

20minutes.fr fait le point sur les options probables...

La question n’est plus de savoir si les tarifs de l’électricité vont augmenter dans les mois qui viennent mais de combien. Car si la hausse est actée, son montant sur la facture des Français est encore incertain. L’augmentation pourrait atteindre plus de 30% sur cinq ans.

Ce qui est sûr: les prix de l’électricité vont augmenter

La loi Nome sur la réorganisation de marché de l’électricité entre en vigueur au 1er juillet prochain. EDF devra désormais céder un quart de sa production aux fournisseurs alternatifs. Le prix de vente n’a pas encore été fixé.

Mais le groupe historique veut un tarif suffisamment élevé, autour de 42 euros par mégawatt/heure (MWh), pour réaliser les investissements nécessaires à la rénovation et à l'entretien de son parc nucléaire.

Et pour permettre aux fournisseurs alternatifs de se développer sur le marché résidentiel, la loi prévoit que les tarifs des particuliers soient alignés sur ce prix de gros. La facture des ménages va donc mécaniquement augmenter.

Ce qui reste en suspens: l’ampleur de la hausse des tarifs

Depuis 2007, les hausses des tarifs réglementés  de l’électricité oscillent entre 1 et 3%.

Selon des informations publiées mercredi par Les Echos, EDF voudrait passer à la vitesse supérieure. Le groupe aurait officiellement demandé au gouvernement une augmentation entre 5,1 % à 6,5 % par an d’ici à 2015. Sur cinq ans, la facture grimperait de 28 % à 37 %.

Cette hausse correspondrait aux premières estimations faites par le rapport de Paul Champsaur sur le prix de vente de la production d’EDF qui doit être remis au gouvernement à la fin du mois.

Ce qui bloque la décision: le pouvoir d’achat des Français

EDF et le ministre de l’Industrie, Eric Besson, ont démenti ces informations.

Car le gouvernement doit jongler entre les besoins de financement d’EDF, dont il est actionnaire à près de 85%, et le pouvoir d’achat des Français. Entre la hausse des prix du gaz et du carburant, la facture énergétique s’alourdit alors que l’élection présidentielle se rapproche.

Pour atténuer les effets de la hausse à venir, Eric Besson et EDF ont répété mercredi que les ménages continueraient à bénéficier d'une électricité 40% moins chère que dans la moyenne des autres pays européens.

Et pour réduire l’impact de cette augmentation, le groupe aurait aussi proposé au gouvernement d’élargir l’assiette de la CSPE (contribution au service public de l'électricité), qui sert notamment à financer les énergies renouvelables, au gaz et au pétrole.