Malgré les «affaires», Wendel publie des résultats hausse et annonce sa première acquisition depuis trois ans

ÉCONOMIE es dirigeants ont reçu plusieurs amendes en début d’année...

Thibaut Schepman

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Le président du conseil de surveillance de Wendel, Ernest-Antoine Seillière, a fait valoir lundi "l'unité" des descendants de la famille Wendel, alors que l'une d'entre eux conteste des montages financiers effectués lors d'une réorganisation du capital de la société.
Le président du conseil de surveillance de Wendel, Ernest-Antoine Seillière, a fait valoir lundi "l'unité" des descendants de la famille Wendel, alors que l'une d'entre eux conteste des montages financiers effectués lors d'une réorganisation du capital de la société. — Eric Piermont AFP

Deux amendes en seulement quinze jours. Début janvier, les Wendel ont été rattrapés par deux affaires qui plombent l’entreprise depuis 2007. Des affaires qui pourraient faire grand bruit alors que la société d’investissement publie ses résultats mercredi. La première concerne les 4,7% du capital de la société reçus grâce à un montage financier par les dirigeants de l’entreprise en mai 2007, pour un total de 324 millions d'euros. Elle a été ouverte à la suite d'une plainte pour «abus de biens sociaux et recel» déposée par Sophie Boegner, et s'est terminée par une ordonnance de clôture de l'instruction. Mais selon le JDD, le fisc s’est penché en décembre dernier sur ces rémunérations  Il estime que les sommes perçues auraient dû être déclarées comme salaires et non comme primes, et réclame donc 240 millions de pénalité aux dirigeants.

Rebond de la société?

La seconde affaire concerne le coup de poker de Wendel en 2007, qui est monté au capital de Saint-Gobain en s’endettant grandement. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a condamné le 17 janvier dernier Wendel et son ancien patron Jean-Bernard Lafonta à une amende de 1,5 million d'euros chacun pour cette montée au capital, jugée brusque et non conforme aux règles en vigueur. Les deux anciens dirigeants ont fait appel, et ont déploré que la Comission des sanctions de l'AMF«n'ait pas suivi les constats, analyses et conclusions de son propre rapporteur, qui avait clairement mis Wendel hors de cause».  Mais nul doute que ces deux affaires devraient pimenter la réunion de mercredi. Heureusement, les investisseurs s’attendent à un premier rebond de la société