EDF et Eric Besson nient toute demande de hausse de l'électricité

ÉNERGIE elon le journal «Les Echos», EDF aurait proposé aux pouvoirs publics une augmentation de 5,1% à 6,5% par an jusqu'en 2015...

© 2011 AFP

— 

Le ministre de l'Industrie, Eric Besson
Le ministre de l'Industrie, Eric Besson — I. SIMON / SIPA

L'éléctricien et le gouvernement démentent: Non, le groupe énergétique EDF, contrôlé par l'Etat, ne veut pas que les pouvoirs publics décident des augmentations du prix de l'électricté comprises entre 5,1% et 6,5% par an jusqu'en 2015, inflation comprise, contrairement à ce que rapportent Les Echos ce mercredi
                                   
Le quotidien économique, qui n'identifie pas ses sources, relève que cela déboucherait sur une hausse totale d'environ 30% en cinq ans, et marquerait une nette rupture avec les précédentes hausses décidées par l'Etat, oscillant depuis 2007 entre 1 et 3%. Le ministre de l'Industrie, Eric Besson, «a démenti catégoriquement» cette information ainsi que «les intentions que prête au gouvernement le journal Les Echos», dans une déclaration à l'AFP. EDF n'a «pas formellement demandé au gouvernement d'augmenter les tarifs de l'électricité en France sur cinq ans», a par ailleurs déclaré mercredi une porte-parole du groupe.

«Un document qui émanerait d'EDF ne saurait engager le gouvernement»

«EDF ne m'a pas transmis de demande d'augmentation des tarifs correspondant aux fourchettes citées», a ajouté le ministre. «En toute hypothèse, un document qui émanerait d'EDF ne saurait engager le gouvernement», pour lui. Selon Eric Besson, «les décisions tarifaires à venir seront prises avec le souci de protéger le pouvoir d'achat des Français qui doivent continuer à bénéficier d'une électricité 40% moins chère que dans la moyenne des autres pays européens, grâce au parc nucléaire».

La facture d'électricité des Français, qui est une des plus basses d'Europe, a augmenté de 3% le 15 août 2010 et à nouveau de 3% au 1er janvier 2011. De nouvelles hausses de prix ont d'ores et déjà été annoncées pour assurer le développement des énergies renouvelables, en particulier l'énergie solaire, financées via une taxe sur l'électricité (la contribution au service public de l’électricité - CSPE).

Eric Besson avait déclaré en février que l'augmentation des prix de l'électricité était "inéluctable" en France afin de financer les investissements dans le parc nucléaire et le développement des énergies renouvelables. EDF, opérateur historique, est contrôlé à près de 85% par l'Etat.