Crise de la zone euro: Le Portugal et l'Irlande continuent d'inquiéter

EUROPE Les deux pays sont dans une situation budgétaire toujours très inquiétante...

E.M. avec Reuters
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Les drapeaux européens flottent devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, le 11 août 2010.
Les drapeaux européens flottent devant le bâtiment de la Commission européenne à Bruxelles, le 11 août 2010. — BAUMGARTEN/VARIO IMAGES/SIPA

Les ministres des Finances de la zone euro se sont mis d’accord lundi sur les modalités du futur fonds de soutien aux pays en difficultés. Mais deux Etats font toujours l'objet de nombreuses inquiétudes.

Crise politique au Portugal

Le Portugal tout d’abord qui affronte une semaine critique. Le gouvernement a menacé de démissionner si l'opposition n'approuvait pas les dernières mesures budgétaires annoncées.   Pedro Passos Coelho, leader du PSD, a indiqué que son parti soutenait les objectifs de consolidation fiscale présentés à l'Union européenne mais pas les mesures gouvernementales destinées à les atteindre.

Une situation qui pourrait aboutir à la chute du gouvernement et déboucher sur une crise politique alors que le Portugal tente d'éviter de solliciter l'aide financière de l'Union européenne pour résorber sa dette.

Nouvelle aide en Irlande

Les craintes autour de l’Irlande se sont aussi ravivées ces derniers jours. Selon plusieurs sources européennes, le pays pourrait devoir solliciter une aide supplémentaire de l'UE pour venir en aide à son système bancaire en difficulté.

Ces sources ont indiqué à Reuters que les membres de la zone euro seraient prêts à fournir une nouvelle enveloppe supérieure aux 35 milliards d'euros déjà agréés en novembre mais sous certaines conditions.

«Il ne suffit pas de remettre de l'argent et que l'on continue comme avant. Ce n'était pas ça l'accord. Si vous lisez bien les engagements, il fallait une vraie restructuration du système bancaire irlandais. On attend toujours», a expliqué l'une des sources, tout en précisant que si cette rallonge était nécessaire, «l'Europe ferait son devoir».