Renault: Le cadre licencié en 2009 pourrait faire appel

INDUSTRIE Il a été débouté lundi par le tribunal de Nanterre...

E.M.
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Le siege de Renault a Boulogne Billancourt. Boulogne Billancourt, Le 3 janvier 2011.
Le siege de Renault a Boulogne Billancourt. Boulogne Billancourt, Le 3 janvier 2011. — DURAND FLORENCE/SIPA

Dans la fausse affaire d’espionnage industriel chez Renault, tout le monde connaît les trois cadres licenciés. Mais il en existe aussi un quatrième, mis à la porte en 2009 pour corruption.

Le 17 mars dernier, Philippe Clogenson a assigné en référé le constructeur pour qu'il produise les documents à l’origine de son licenciement. Il a cependant été débouté lundi par le tribunal de grande instance de Nanterre.

Document inexistant

«Dans la mesure où il n'est produit par Philippe Clogenson aucun élément de nature à rendre vraisemblable la détention par la société Renault de documents relatifs à l'existence de comptes bancaires détenus par celui-ci à l'étranger, ni de notes blanches émanant de services de sécurité et le mettant en cause, sa demande de production, faute d'être pertinente, ne peut être accueillie», a estimé le TGI dans une ordonnance consultée par l'AFP.

L'avocat de Philippe Clogenson, Me Eric Moutet, s'est dit très surpris que les pièces n'existent pas. Il a déclaré à l'AFP envisager de faire appel.

Cet ex-directeur du marketing clients a été licencié en décembre 2009 pour insuffisance professionnelle. Renault l’avait alors accusé de percevoir de l’argent des partenaires du groupe. Une affaire qui ressemble de très près à celle qui secoue la marque au losange depuis janvier. Le cas de Philippe Clogenson a d’ailleurs permis de faire avancer l’enquête, avait indiqué le 14 mars dernier  le procureur de la République de Paris Jean-Claude Marin.