Affaire Renault: Eric Besson écarte une démission de Carlos Ghosn

Avec Reuters

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Le ministre de l'Industrie Eric Besson a semblé écarter ce dimanche une démission du PDG de Renault, Carlos Ghosn, après la fausse affaire d'espionnage qui a ébranlé le constructeur, en déclarant qu'il fallait éviter de «déstabiliser davantage» le groupe.

Interrogé sur RFI à propos d'un départ éventuel de Carlos Ghosn, il a répondu: «Le ministre de l'Industrie que je suis entend la vox populi qui dit il faut sanction, mais le ministre de l'Industrie a aussi pour préoccupation à cet instant presque majeur pour moi de ne pas déstabiliser davantage Renault».

Plusieurs voix ont appelé à des sanctions

Il a souligné que Carlos Ghosn avait reconnu son erreur dans cette affaire et fait valoir qu'il jouait un «rôle clé» dans l'alliance Renault-Nissan et avait engagé son groupe, dont l'Etat détient encore 15% du capital, «dans un pari industriel risqué, important, j'espère positif, qui est celui du véhicule électrique».

Plusieurs voix se sont élevées au gouvernement pour demander que Renault tire les conséquences de cette affaire, la dernière en date étant celle de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui avait paru cibler plus particulièrement le numéro deux du constructeur, Patrick Pélata.